McDonald's a stoppé l'hémorragie en 2015, année marquée par une hausse plus forte que prévu de ses bénéfices au quatrième trimestre et un recul moins prononcé de ses ventes.

Le bénéfice annuel a certes diminué de 4,8% à 4,53 milliards de dollars, selon des résultats annoncés lundi.

Mais au quatrième trimestre, période reflétant mieux la santé de l'activité récente, la chaîne de restauration rapide a enregistré un bond de 9,9% à 1,21 milliard de dollars de ses profits pour un chiffre d'affaires de 6,34 milliards (-3,51% sur un an) contre 6,22 milliards attendus en moyenne par les marchés.

Le bénéfice trimestriel par action ajusté, référence en Amérique du Nord, est ressorti à 1,31 dollar contre 1,23 dollar anticipé par les analystes.

Les ventes mondiales en magasins comparables, qui comptabilisent la performance des restaurants ouverts sans discontinuer lors des 13 derniers mois, ont progressé de 5% sur les trois derniers mois, soit leur deuxième trimestre de hausse consécutif. Sur l'année, la progression est de 1,5%, de sorte que le chiffre d'affaires annuel de 27,44 milliards de dollars (-7,4% sur un an) est supérieur aux 25,29 milliards qui étaient attendus.

Ces ventes donnent une idée de la santé de l'activité du numéro un mondial de la restauration rapide, un des symboles du «soft power» américain (puissance douce) avec Coca-Cola et Hollywood.

La performance la plus spectaculaire est à observer aux États-Unis, premier marché contributeur aux bénéfices. Les ventes en magasins comparables y ont augmenté de 5,7% au quatrième trimestre, soit un record depuis au moins trois ans.

McDonald's attribue ce redressement à sa stratégie de relance, notamment la décision de proposer depuis octobre une offre de petit-déjeuner disponible 24 heures sur 24. Ce segment est le plus rentable et le seul à n'avoir pas connu une baisse de la fréquentation, selon les analystes.

À Wall Street, le titre bondissait de 3,08% à 122,05 dollars vers 8h25 dans les échanges électroniques de préséance.

Depuis trois ans, McDonald's souffre de la désaffection des ménages américains, qui associent de plus en plus la malbouffe et ses porte-étendard à des problèmes de santé comme l'obésité.

«Nous avons pris des mesures audacieuses et urgentes en 2015 pour repartir de l'avant», explique lundi le directeur général Steve Easterbrook, soulignant que les bonnes ventes de fin d'année sont le «testament de ces «changements rapides».

Le dirigeant se veut optimiste pour 2016, expliquant que McDonald's a entamé l'année sur «une bonne dynamique».