Amaya mise sur le poker et le pari sportif

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L'action d'Amaya a perdu mardi 51 cents, soit 1,7 pour cent, pour clôturer à 29,70 $ à la Bourse de Toronto.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Amaya (T.AYA) veut doubler la taille de ses activités de jeux en ligne d'ici cinq ans en poursuivant l'expansion de PokerStars dans de nouveaux marchés, en plus d'ajouter les paris et les pools sportifs à son offre.

L'entreprise montréalaise s'est fixé cette cible ambitieuse huit mois seulement après avoir acquis le plus grand site internet de poker en ligne au monde, l'exploitant des marques populaires PokerStars et Full Tilt Poker, pour 4,9 milliards $ US.

Au cours d'une conférence téléphonique afin de discuter des résultats du quatrième trimestre, mardi, le président et chef de la direction d'Amaya, David Baazov, a estimé que 2014 avait été une année de «transition».

«(L'entreprise) a continué à confirmer sa place en tête de peloton en ce qui a trait au poker, un secteur fondamental pour l'entreprise», a-t-il souligné aux analystes.

M. Baazov estime que la société de jeu en ligne peut atteindre ses objectifs en s'établissant dans de nouveaux marchés comme l'Asie, l'Amérique du Sud ainsi que dans certains États américains, comme la Californie et la Pennsylvanie.

Le patron d'Amaya a par ailleurs indiqué qu'un premier pari sportif avait été effectué sur PokerStars par l'entremise d'une version bêta, ajoutant qu'une expansion était prévue au cours des deux prochains trimestres.

«C'est un secteur intéressant pour nous, a-t-il dit. Entre 40 et 50% de nos clients actuels effectuent déjà des paris sportifs sur les plateformes de nos concurrents. Les joueurs sur PokerStars nous le demandaient depuis un certain temps.»

M. Baazov espère également que la plateforme des pools sportifs d'Amaya sera prête avant le début de la prochaine saison régulière dans la Ligue nationale de football (NFL) qui s'amorcera au début du mois de septembre.

Les pools sportifs permettent aux participants de bâtir leur propre équipe pour ensuite rivaliser contre les autres formations de leur ligue fictive.

«Les joueurs de PokerStars aux États-Unis voulaient nous voir offrir ce service, a indiqué aux analystes M. Baazov. Il y a une forte demande.»

Quant à sa performance au quatrième trimestre, Amaya a essuyé une perte malgré une forte augmentation de ses revenus, une situation attribuable à la transaction visant à acquérir PokerStars en juin dernier.

Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre, l'entreprise a dévoilé une perte de 26,7 millions $, ou 20 cents par action, par rapport à 6,8 millions $, ou 8 cents par action, à la même période en 2013.

Stimulées par l'acquisition de PokerStars, les recettes ont atteint 368,6 millions $, soit presque 10 fois plus que les 37 millions $ engrangés lors du quatrième trimestre de l'an dernier.

Sur une base ajustée - en excluant les éléments non récurrents - le bénéfice d'Amaya a été de 85,7 millions $, ou 42 cents par action, contre 11,1 millions $, ou 12 cents par action, en 2013.

L'entreprise a en partie répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit ajusté par action de 40 cents ainsi qu'un chiffre d'affaires de 381 millions $.

M. Baazov a également indiqué que l'enquête de l'Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) sur certaines transactions de valeurs entourant l'acquisition de PokerStars par Amaya était toujours en cours.

«Amaya a procédé à une révision interne et n'a pas constaté d'infractions de la part de ses dirigeants ou employés, a-t-il dit. Nous sommes sûrs de voir l'AMF en arriver aux mêmes conclusions.»

Pour l'exercice 2015, la société s'attend à ce que ses revenus oscillent entre 1,62 milliard $ et 1,74 milliard $. Le jeu en ligne devrait générer 90 pour cent du chiffre d'affaires. La fourchette du bénéfice d'exploitation ajusté devrait quant à elle varier entre 610 millions $ et 715 millions $.

Lundi, Amaya avait annoncé une entente visant à se départir du fournisseur de jeux pour casinos Cadillac Jack en échange de 476 millions $, dont les activités seront rachetées par AGS, une société de fonds géré par Apollo Global Management.

L'action d'Amaya a perdu mardi 51 cents, soit 1,7 pour cent, pour clôturer à 29,70 $ à la Bourse de Toronto.




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