L'année sera difficile pour certaines activités de SNC-Lavalin

SNC-Lavalin n'a pas voulu faire de commentaires concernant... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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SNC-Lavalin n'a pas voulu faire de commentaires concernant le projet Eglinton, expliquant qu'il n'y avait pas encore eu d'annonce officielle à ce sujet de la part du gouvernement ontarien.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal

Visée par des accusations de fraude et de corruption, SNC-Lavalin (T.SNC) prévient que l'année 2015 s'annonce difficile pour ses principaux secteurs d'activités.

La société a indiqué jeudi qu'elle s'attendait à ce que son bénéfice ajusté par action oscille entre 1,30$ et 1,60$ par action pour l'exercice en cours. Cette prévision a été largement en deçà de la cible de 2,22$ des analystes, ce qui a fait plonger l'action de l'entreprise à un creux de plus de deux ans.

«Même si les conditions du marché poseront des défis, nous persévérons dans la mise en oeuvre de notre stratégie ciblée», a observé le président et chef de la direction de SNC-Lavalin, Rober Card, au cours d'une conférence téléphonique afin de discuter des résultats du quatrième trimestre.

En dépit des obstacles, M. Card a indiqué que les revenus pourraient grimper de 22% pour surpasser 10 milliards $ grâce à de nouveaux contrats dans le secteur des hydrocarbures au Moyen-Orient.

Le patron de la firme établie à Montréal espère également vendre la participation de la société dans l'autoroute 407 en Ontario au cours de l'année.

M. Card a réitéré que les accusations déposées à l'endroit de SNC-Lavalin le mois dernier par la Gendarmerie royale du Canada auraient dû viser les employés fautifs plutôt que l'entreprise elle-même.

Selon lui, une interdiction de soumissionner sur des contrats publics au Canada ou ailleurs aurait notamment un «effet néfaste sur les perspectives, la situation financière ainsi que les liquidités» de la société.

Si la réaction des analystes a été négative à l'égard des perspectives de SNC-Lavalin, Maxim Sytchev, de Dundee Marchés des capitaux, a estimé que le marché sous-estime la valeur des activités d'ingénierie et de construction de la firme.

«Les attentes sont basses, écrit l'analyste dans une note. Lorsqu'on donne une valeur de 1,1 milliard $ à un carnet de commandes de 12,3 milliards $, nous croyons que certains sont déconnectés.»

Le secteur pétrolier et gazier représente près de 40% du carnet de commandes de SNC-Lavalin.

Pour l'exercice 2015, les profits devraient surtout émaner de la firme Kentz, spécialisée dans le pétrole et le gaz naturel, ainsi que du secteur de l'énergie de SNC-Lavalin. Les perspectives dévoilées par la firme d'ingénierie ne comprennent pas les charges de restructuration ainsi que les coûts reliés aux acquisitions.

À la Bourse de Toronto, le titre de l'entreprise a terminé la séance en recul de 6,57%, à 36,97 $, soit son point le plus bas depuis octobre 2012.

Quant à sa performance au quatrième trimestre, SNC-Lavalin a vu ses profits bondir de façon significative grâce à la vente de sa participation dans le réseau de transport d'électricité albertain AltaLink à Berkshire Hathaway, la firme d'investissement du milliardaire Warren Buffett.

Son bénéfice net a été de 1,15 milliard $, ou 7,51$ par action, en forte hausse par rapport à 92,6 millions $, ou 61 cents par action, à la même période l'an dernier.

Pour la période de trois mois terminée le 31 décembre dernier, le chiffre d'affaires s'est établi à 2,82 milliards $, en progression de 33% comparativement au quatrième trimestre de 2013.

Le gain net sur la cession d'AltaLink s'est établi à 1,32 milliard $, ou 8,65$ par action après dilution.

Pour l'exercice, le bénéfice net de SNC-Lavalin s'est établi à 1,33 milliard $, ou 8,74$ par action, par rapport à 35,77 millions $, ou 24 cents par action, en 2013. Sur une base ajustée, les profits se sont établis à 373,7 millions $, alors que les revenus ont progressé de quatre pour cent, à 8,2 milliards $.

Fondée en 1911, SNC-Lavalin emploie 45 000 personnes à travers le monde - dont 16 650 au Canada. Elle se spécialise notamment dans les secteurs des infrastructures, des hydrocarbures et des mines.




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