Morgan Stanley sous les attentes

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Les recettes de courtage d'obligations, matières premières, taux et devises (FICC) ont chuté de 14% sur un an chez Morgan Stanley.

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Agence France-Presse
New York

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley (MS) a fait moins bien que prévu l'an dernier, en raison d'importantes charges juridiques et un recul des recettes générées par l'activité de courtage.

Sur l'ensemble de l'année, elle a dégagé un bénéfice net de 6,15 milliards de dollars (+107% sur un an), tandis que le profit sur le quatrième trimestre est de 1,04 milliard de dollars, en chute de 38,3% sur un an, selon un communiqué publié lundi.

Ces résultats se traduisent par un bénéfice ajusté par action dans les deux cas inférieur aux attentes moyennes des analystes, à respectivement 2,96 dollars et 39 cents, contre 3,0 dollars et 48 cents attendus.

À Wall Street, la banque était sanctionnée par les investisseurs: le titre décrochait de 1,72% à 34,29 dollars dans les échanges de pré-séance.

Si le chiffre d'affaires a progressé de 5% à 34,27 milliards de dollars sur l'année - conforme aux attentes -, il a reculé de 13% à 7,76 milliards de dollars sur le quatrième trimestre, contre 8,08 milliards de dollars attendus.

C'est dans le courtage que Morgan Stanley paie cette contre-performance.

Les recettes générées dans les très lucratives activités de courtage des obligations, matières premières, taux et devises (FICC) ont chuté de 14% sur un an lors des trois derniers mois.

Morgan Stanley confirme la tendance dessinée la semaine dernière par les autres grandes banques américaines, à savoir que cette activité, source de gros profits lors des dernières années, est affectée par la forte volatilité et la régulation.

Même les revenus issus du courtage des actions (émissions et titres de participation) - 1,6 milliard de dollars, +6,7% sur un an - sont nettement inférieurs à la performance de sa grande rivale Goldman Sachs.

Morgan Stanley a cependant limité la casse grâce à l'activité de gestion d'actifs, au centre de sa stratégie, dont les recettes ont augmenté de 2,4% à 3,8 milliards de dollars au quatrième trimestre.

La banque a bénéficié d'un crédit d'impôt qui lui a permis de compenser une importante charge juridique et un niveau de rémunération élevé de ses employés.




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