Pfizer dépasse les attentes

Le laboratoire pharmaceutique Pfizer (PFE), en quête de relais... (Photo ANDREW KELLY, REUTERS)

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Agence France-Presse
New York

Le laboratoire pharmaceutique Pfizer (PFE), en quête de relais de croissance, a dépassé les attentes au troisième trimestre grâce à de solides ventes de ses anticancéreux et ses vaccins.

Entre juillet et septembre, le groupe new-yorkais a dégagé un bénéfice net de 2,66 milliards de dollars, en hausse de 2,93% sur un an, selon un communiqué de l'entreprise.

Cette performance se traduit par un bénéfice par action hors éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, de 57 cents, soit 2 cents de mieux qu'attendu par les marchés.

L'autre bonne surprise se situe au niveau des ventes, en constante baisse depuis plusieurs trimestres à cause de la concurrence des génériques.

Pfizer a vu son chiffre d'affaires trimestriel diminuer de seulement 2,23% à 12,36 milliards de dollars. C'est mieux que les 12,22 milliards anticipés.

Pfizer recueille petit à petit les fruits de son pari sur l'immunothérapie et l'oncologie.

L'activité Vaccins, qui comprend les très lucratifs vaccins de la famille Prevnar contre les infections invasives comme la pneumonie et l'otite, a vu ses revenus bondir de 19%. Il a renforcé cette division fin juillet en acquérant un portefeuille comprenant des vaccins contre la méningite à son compatriote Baxter International.

Les recettes générées dans l'oncologie se sont envolées elles de 17%. La progression pourrait encore s'accélérer dans les prochains trimestres. Mi-octobre, le laboratoire pharmaceutique a en effet annoncé que son traitement expérimental contre le cancer du sein, le Palbociclib, allait connaître un «examen prioritaire», dernière étape avant un éventuel feu vert de commercialisation, par l'Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA).

Autre point positif: les ventes du Lyrica (douleurs associées à certains troubles nerveux) en Europe et dans les pays émergents se portent toujours bien.

Pfizer reste néanmoins affecté par l'expiration les uns après les autres de ses brevets.

Sur le trimestre passé, il a enregistré une chute des ventes du Viagra, la petite pilule bleue contre les troubles de l'érection, et du Detrol LA, le traitement de la vessie hyperactive.

Comme lors du deuxième trimestre, Pfizer a également enregistré un manque à gagner dû à la fin d'un accord de co-marketing en Amérique du Nord avec la biotech Amgen sur le traitement des maladies auto-immunes Enbrel.

Pour l'ensemble de l'année, Pfizer a affiné sa prévision de chiffre d'affaires et table sur des revenus compris entre 48,7 et 49,7 milliards contre un haut de la fourchette de 50,7 milliards de dollars précédemment.

Il espère gagner entre 14,3 et 14,6 milliards de dollars, soit un bénéfice par action de 2,23 à 2,27 dollars. Les analystes prévoient 2,24 dollars. L'an dernier, Pfizer avait dégagé un bénéfice net de 22 milliards de dollars, dopé par la cession de la division de santé animale Zoetis.

À Wall Street, le titre Pfizer prenait 1,79% à 29,63 dollars dans les échanges de pré-séance.




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