CAE cherche un acheteur pour sa division minière

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CAE ajoutera de nouvelles capacités et effectuera une série de mises à niveau sur le système d'entraînement NFTC et les appareils au cours des prochaines années.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

La société montréalaise CAE (T.CAE) a l'intention de se départir de sa division minière afin de se concentrer sur ses trois principaux secteurs d'activité, soit la simulation et formation dans le transport aérien, la défense et la sécurité ainsi que la santé.

Cette décision, prise à la suite d'une «révision stratégique», a été annoncée mercredi à l'occasion de l'assemblée annuelle des actionnaires de la société spécialisée dans les simulateurs de vol, qui se déroulait à Montréal.

«C'est une 'business' qui est rentable et intéressante», a affirmé le président et chef de la direction de CAE, Marc Parent, en marge de l'assemblée, assurant que la division minière n'était pas problématique pour l'entreprise.

Au cours d'un entretien avec les journalistes, ce dernier a rappelé que le chiffre d'affaires du secteur des mines avait été de 37 millions $ pour l'exercice 2014 et de 8,4 millions $ au premier trimestre de l'exercice en cours.

CAE compte quelque 190 employés - dont une vingtaine à Montréal - actuellement affectés à cette division, dont la majorité des revenus étaient générés par le logiciel d'analyse de données «Datamine».

«Notre intention, c'était de vendre des simulateurs dans le secteur minier, a confié M. Parent. Nous nous sommes donné un horizon. Si on ne réussit pas, dans un certain délai, à atteindre un niveau (...) on va arrêter d'investir dans ce secteur.»

Le patron de CAE a néanmoins laissé entendre que les dernières années avaient été difficiles pour le secteur minier en général. «Le prix des métaux n'a pas été fantastique», a-t-il reconnu.

M. Parent a confirmé avoir discuté avec des acheteurs potentiels, mais n'a pas fourni d'échéancier en ce qui a trait à la vente de la division minière de l'entreprise, affirmant qu'il ne s'agissait pas d'une «vente de feu».

Rappelant que la perte d'exploitation de la division minière avait été de 900 000 $ au premier trimestre, Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, a salué la décision de CAE.

«Le secteur minier a connu des difficultés et les perspectives de croissance étaient limitées pour CAE parce que les occasions d'acquisitions significatives n'étaient pas nombreuses», souligne l'analyste dans un rapport.

M. Parent a aussi commenté les constats d'infractions déposés à l'endroit d'une vingtaine d'employés de Bombardier (T.BBD.B) qui auraient effectué des tâches réservées à des ingénieurs alors qu'ils n'en avaient pas le droit.

«S'il y a un problème (chez nous), je ne le sais pas. Mais honnêtement, non, il n'y en a pas. Ce qu'on fait, ce sont des logiciels», a-t-il dit.

«On énormément de gradués chez CAE (...) en génie, en physique, en informatique (...) parce que nous faisons des logiciels. J'ai posé la question à notre chef de la technologie et nous respectons les normes», a-t-il ajouté.

L'entreprise a également dévoilé un bénéfice net en déclin à 41,6 millions $ ou 16 cents par action au premier trimestre, comparativement à 45,4 millions $ ou 18 cents par action à la même période l'an dernier.

Son chiffre d'affaires a progressé de 1,1 % pour s'établir à 526 millions $, contre 520,1 millions $ il y a un an.

Les revenus du secteur civil se sont établis à 308,9 millions $, en hausse de 2 % comparativement à 301,8 millions $ l'an dernier.

En ce qui a trait à la défense, le chiffre d'affaires a été de 197,9 millions $, en recul par rapport à 198,8 millions $ au premier trimestre de l'année dernière.

Finalement, les revenus du secteur de la santé ont légèrement fléchi de 0,5 % pour s'établir à 19,4 millions $.

M. Parent n'a pas été surpris de la performance de CAE au premier trimestre puisque cette période couvre une partie de la période estivale.

«Pendant la saison estivale (...) les compagnies aériennes volent, donc les pilotes ne s'entraînent pas, a-t-il souligné. Il y a moins d'achalandage dans les centres de formation.»




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