Merck au-delà des attentes

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Agence France-Presse
New York

Le groupe pharmaceutique américain Merck (MRK) , en cours de recentrage, a dépassé les attentes au deuxième trimestre, où il a réussi à limiter l'impact de la perte de certains brevets d'exclusivité.

Selon les résultats publiés mardi, le bénéfice net a plus que doublé, à 2 milliards de dollars contre 906 millions un an plus tôt.

Le bénéfice par action hors éléments exceptionnels, qui fait référence à Wall Street, est ressorti à 85 cents, soit 4 cents de mieux que la prévision moyenne des analystes.

Le chiffre d'affaires a reculé de 1% à 10,9 milliards de dollars, un peu au-dessus du consensus de 10,6 milliards.

La baisse du chiffre d'affaires était attendue du fait de la perte d'exclusivité sur certains médicaments comme le traitement du cancer de la peau Temodar ou celui des rhinites Nasonex, dont les ventes ont chuté respectivement de 57% et 21% sur un an.

Une «concurrence accrue» a aussi plombé les ventes des traitements de l'hépatite Victrelis (-60%) et Pegintron (-27%), reconnaît Merck dans ce communiqué. Le groupe va toutefois se renforcer dans ce domaine avec l'achat annoncé en juin pour 3,85 milliards de dollars du laboratoire Idenix Pharmaceuticals, qui a trois molécules contre l'hépatite C en développement clinique.

En attendant, Merck a profité au deuxième trimestre de la résistance de son médicament vedette contre le diabète Januvia/Janumet, dont les ventes ont progressé de 2% à 1,58 milliard de dollars.

Les anti-cholestérol Zetia et Vytorin, qui représentent une autre grosse partie des ventes du groupe, affichent pour leur part un chiffre d'affaires en hausse de 6% à 1,13 milliard, profitant entre autres d'augmentations de prix.

Les ventes sont aussi meilleures que prévu pour le Remicade (maladies inflammatoires ou auto-immunes, +15% à 607 millions de dollars) ou l'antirétroviral Isentress (utilisé dans le traitement du Sida, +10% à 453 millions).

Le PDG du groupe, Kenneth Frazier, s'est félicité dans le communiqué des «progrès pour transformer notre modèle d'activité, nourrir l'innovation et gérer les coûts».

Merck avait annoncé à l'automne 2013 un plan d'économie qui prévoyait 8.500 suppressions d'emplois d'ici fin 2015, annonçant à l'époque son intention de se concentrer sur quelques domaines thérapeutiques clés comme l'oncologie, le diabète, les vaccins et les soins hospitaliers de courte durée.

Le groupe avait aussi annoncé début mai la cession au concurrent allemand Bayer pour 14,2 milliards de dollars de sa division de produits de consommation grand public, qui comprend des médicaments sans ordonnance comme le traitement contre l'allergie Claritin, mais aussi les crèmes solaires Coppertone ou les produits pour les pieds Dr Scholl's.

M. Frazier a aussi affiché son optimisme avant «une série de lancements de produits importants et prometteurs plus tard cette année».

Merck table sur un bénéfice par action annuel situé entre 3,43 et 3,53 dollars, contre une limite basse de seulement 3,35 dollars il y a trois mois. La prévision de chiffre d'affaires reste inchangée, entre 42,4 et 43,2 milliards.

Dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street, l'action Merck gagnait 1,07% à 58,59 dollars vers 7h45.




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