Pfizer fait mieux que prévu

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Pfizer, désormais numéro 2 mondial derrière le suisse Novartis, n'a pas sorti de médicament-vedette depuis une décennie. Il est en quête de nouveaux relais de croissance pour suppléer ses pertes de brevets.

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Agence France-Presse
New York

Le laboratoire américain Pfizer (PFE), qui est sous la pression des génériques, a dépassé les attentes mardi avec ses bénéfices et ses revenus trimestriels, grâce à de solides ventes de certains de ses médicaments vedettes comme le Lyrica.

En berne à Wall Street depuis la tentative manquée de Pfizer de mettre la main sur le laboratoire britannique AstraZeneca (AZN) en mai, l'action a repris quelques couleurs. Elle gagnait 1,36% à 30,51 dollars vers 7h40 dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance.

Entre avril et juin, le groupe new-yorkais a dégagé un bénéfice net de 2,91 milliards de dollars, selon un communiqué de l'entreprise.

Il a certes chuté de 79,3% comparé à la même période il y a un an, mais le deuxième trimestre 2013 intégrait encore l'activité de santé animale Zoetis, à qui Pfizer a donné depuis son indépendance. Hormis Zoetis, le bénéfice net n'a reculé que de 5,8%.

Cette performance se traduit par un bénéfice par action hors éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, de 58 cents, soit 1 cent de mieux qu'attendu par les marchés.

L'autre surprise se situe au niveau des ventes, en constante baisse depuis plusieurs trimestres à cause de la concurrence des génériques.

Pfizer a vu son chiffre d'affaires trimestriel diminuer de seulement 1,54% à 12,7 milliards de dollars. C'est mieux que les 12,46 milliards qui étaient attendus en moyenne par les analystes.

Cette résistance est due à de ventes solides du Lyrica (douleurs associées à certains troubles nerveux), qui lui ont permis de compenser le manque à gagner causé par la fin d'un accord de co-marketing en Amérique du Nord avec la biotech Amgen sur le traitement des maladies auto-immunes Enbrel.

Il a continué de pâtir de la perte de brevets, notamment ceux de son anti-cholestérol Lipitor, du Viagra, contre les troubles de l'érection, et de l'anti-inflammatoire Celebrex, utilisé notamment dans le traitement de l'arthrose.

Le premier groupe pharmaceutique américain, désormais numéro 2 mondial derrière le suisse Novartis (NVS), n'a pas sorti de médicament-vedette depuis une décennie. Il est en quête de nouveaux relais de croissance pour suppléer ses pertes de brevets.

Pour l'ensemble de l'année, Pfizer a abaissé ses prévisions de revenus annuels. Il attend désormais son chiffre d'affaires entre 48,7 et 50,7 milliards de dollars, contre 49,2 et 51,2 milliards auparavant. C'est conforme aux 49,2 milliards de dollars anticipés.

Alors que les analystes plaident pour un virage dans les biotechs, Pfizer a annoncé en juin un partenariat avec Cellectis pour développer des produits d'immunothérapie anticancéreuse sur une technologie développée par la biotech française.

Pfizer compte aussi sur les vaccins de la famille Prevnar contre les infections invasives comme la pneumonie et l'otite, dont les revenus ont encore augmenté lors des trois derniers mois.




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