Loblaw cherche à savoir ce que veulent les clients

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LINDA NGUYEN
La Presse Canadienne
TORONTO

La plus importante chaîne de supermarchés au pays, les Compagnies Loblaw (T.L), cherche à savoir précisément ce que veulent les clients, alors qu'elle fait face à une vive concurrence.

Le président du conseil et nouveau président de l'entreprise, Galen Weston, a affirmé jeudi que les magasins des différentes bannières de Loblaw étaient séduisants aux yeux des clients préférant des établissements de plus petite taille, des rabais davantage personnalisés ainsi qu'une grande variété de produits frais.

«Tout indique que lorsque nous faisons la bonne proposition au client, le prix n'est pas ce qui détermine le plus ce qu'il choisit d'acheter», a-t-il déclaré à la suite du dévoilement des plus récents résultats financiers de l'exploitant des magasins Loblaws et Provigo, entre autres.

Dans les établissements de presque toutes ses bannières, Loblaw a constaté que les clients étaient disposés à payer davantage pour des produits de meilleure qualité, a ajouté M. Weston.

Loblaw traverse une période de sérieuse concurrence au sein du secteur de l'épicerie. En outre, l'entreprise fait face à une pression inflationniste en raison de la hausse des coûts de la viande et d'autres produits, coûts qu'elle n'a pas refilés dans leur totalité aux clients durant le dernier trimestre.

M. Weston a indiqué que Loblaw entendait exploiter l'un de ses plus grands atouts, ses programmes de fidélité, qui offrent des rabais sur mesure aux clients réguliers.

Le programme Optimum des pharmacies Shoppers Drug Mart - Pharmaprix au Québec - compte 10 millions de membres actifs, tandis que le programme PC Plus en a plus de six millions.

Loblaw a annoncé jeudi avoir enregistré au deuxième trimestre une perte de 456 millions $, ou 1,13 $ par action, comparativement à un bénéfice net de 177 millions $, ou 63 cents par action, au deuxième trimestre de 2013.

Abstraction faite des ajustements relatifs à l'acquisition de Shoppers, entre autres éléments non récurrents, Loblaw a réalisé un bénéfice net de 301 millions $, ou 75 cents par action, au cours de la période de trois mois terminée le 14 juin, contre un bénéfice net de 181 millions $, ou 64 cents par action, lors du trimestre équivalent il y a un an.

Les analystes s'attendaient en moyenne à un bénéfice net ajusté de 67 cents par action, selon les données compilées par la maison Thomson Reuters.

L'épicier a indiqué que l'acquisition de Shoppers avait contribué à faire grimper ses revenus de près de 40 %, à 10,3 milliards $, contre 7,5 milliards $.

Si l'on ne tient pas compte de Shoppers, les ventes de Loblaw ont augmenté de 1,6 % au deuxième trimestre. Celles des magasins ouverts depuis au moins un an ont progressé de 1,8 %.

Les ventes de Shoppers se sont élevées à 2,61 milliards $, celles des établissements ouverts depuis au moins un an ayant augmenté de 2,5 %.

Loblaw a fait l'acquisition de Shoppers l'an dernier dans le cadre d'une transaction de 12,4 milliards $ qui a été finalisée en mars.

À la Bourse de Toronto, jeudi après-midi, les actions des Compagnies Loblaw valaient 52 $, en hausse de 66 cents par rapport à leur précédent cours de clôture.




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