Europe: Transat ne s'attend pas à une guerre de prix pour les billets

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Transat a affiché une perte nette ajustée de 19 cents par action au second trimestre, alors que les analystes sondés par Bloomberg misaient sur une perte de 34 cents par action.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Les voyageurs ne devraient pas bénéficier d'aubaines pour des vols vers l'Europe au cours de la saison estivale même si plusieurs transporteurs aériens ont décidé de bonifier leur capacité vers cette destination, croit la direction de Transat A.T. (T.TRZ.B).

Le chef de la direction financière de l'entreprise québécoise, Denis Pétrin, a estimé jeudi que plusieurs transporteurs n'avaient pas cédé à la tentation de réduire leurs prix afin de courtiser les consommateurs.

«Il y a 10% (de plus) de sièges disponibles, a-t-il souligné, au cours d'une conférence téléphonique concernant les résultats du deuxième trimestre. Les joueurs sur le marché semblent rationnels.»

Transat A.T. fait face à une concurrence de plus en plus vive en ce qui a trait aux destinations transatlantiques - qui représentent 65% de son marché de mai à octobre -, notamment de la part d'Air Canada, qui a bonifié sa capacité de 17%.

En dépit d'une légère augmentation en ce qui a trait aux prix, cette situation complique la tâche à la société montréalaise, qui éprouve plus de difficultés à remplir ses avions à destination de l'Europe.

L'entreprise qui exploite Air Transat a vendu 65% de sa capacité, mais ses coefficients d'occupation sont inférieurs de 2,4% par rapport à l'an dernier. D'une année à l'autre, Transat A.T. a réduit d'un% sa capacité vers le marché transatlantique.

«Ça va être vraiment difficile d'avoir les mêmes résultats que l'an dernier, a souligné M. Pétrin. Il faudrait diminuer nos prix. Dix% de sièges de plus (sur le marché), c'est difficile pour tout le monde.»

Il a toutefois prévenu les analystes qu'il n'est pas exclu que certains transporteurs décident d'offrir des rabais, entre autres si leurs coefficients d'occupation sont trop faibles.

«Est-ce que nous allons voir certains de nos concurrents paniquer et tenter de remplir leurs avions? Ce n'es pas quelque chose que nous avons constaté, mais tout pourrait arriver», a dit M. Pétrin.

Benoit Poirier, de Valeurs mobilières Desjardins, a salué l'approche de l'entreprise en ce qui a trait à sa politique de prix.

«Nous apprécions la discipline de l'équipe de direction de se concentrer sur des produits avec des marges supérieures et à prix plus élevés», écrit l'analyste dans une note.

Par ailleurs, malgré la faiblesse du dollar canadien par rapport à la devise américaine, Transat A.T. n'a pas l'intention d'imposer une surcharge afin de générer des revenus supplémentaires au cours de la saison estivale.

Au cours de l'hiver, le voyagiste avait imposé une surcharge de 35 $ sur les forfaits des destinations soleil et les billets d'avion sans réservation d'hôtel à destination de la Floride afin de contrer l'impact du recul du huard.

Au deuxième trimestre, le voyagiste a réduit sa perte attribuable aux actionnaires à 7,9 millions de dollars, ou 20 cents par action, après avoir épongé une perte de 22,8 millions, ou 59 cents par action, à la même période l'an dernier.

Le voyagiste québécois a indiqué jeudi que ses résultats pour le trimestre et l'hiver avaient été «légèrement meilleurs» que ce qui avait été anticipé, et ce, en dépit du recul du dollar canadien, qui a provoqué une hausse de 22 millions des charges d'exploitation.

Ses revenus trimestriels ont augmenté de 1% à 1,1 milliard de dollars, mais ont raté la cible des analystes, qui s'attendaient à un résultat de 1,14 milliard.

Sur une base ajustée, la perte d'exploitation s'est chiffrée à 4 millions, comparativement à un bénéfice de 2,7 millions au deuxième trimestre en 2013. Cette performance est «entièrement» attribuée à la dégringolade du huard par rapport à la devise américaine.

Le président et chef de la direction de Transat A.T., Jean-Marc Eustache, n'a pas caché que le dernier hiver avait été «particulier».

«Nous nous dirigions en décembre vers une amélioration de nos résultats, a-t-il indiqué. La chute soudaine du dollar canadien a renversé cette situation en entraînant une augmentation substantielle de nos coûts au moment où la saison prenait son envol et qu'il était difficile d'augmenter les prix.»

Les revenus des filiales nord-américaines, qui proviennent de ventes faites au Canada et à l'étranger, ont diminué de 4 millions (0,4%) comparativement à la même période en 2013.

La société explique cette diminution par une réduction de son offre de 3,5% sur les destinations soleil, ce qui a contribué à une diminution globale du nombre de voyageurs de 5,3%.

Transat A.T., qui compte quelque 6500 employés, est un voyagiste international intégré qui compte des destinations dans plus de 60 pays, principalement en Europe, dans les Antilles, au Mexique et dans le bassin méditerranéen.

En mi-journée, à la Bourse de Toronto, le titre de l'entreprise s'appréciait de 42 cents, ou près de cinq%, à 8,84 $.




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