Airbus double ses profits

Le géant de l'aérospatiale et de la défense Airbus Group a pratiquement doublé... (Photo Regis Duvignau, archives Reuters)

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Agence France-Presse
Paris

Le géant de l'aérospatiale et de la défense Airbus Group a pratiquement doublé ses bénéfices au premier trimestre et confirmé mardi ses objectifs de rentabilité, malgré un ralentissement des commandes d'avions.

Le bénéfice net a progressé de 93% au premier trimestre à 439 millions d'euros (un euro = 1,50$ CAN), le chiffre d'affaires de 5%, et le résultat opérationnel de 22%.

Les investisseurs ont salué ces résultats meilleurs qu'attendus et le titre Airbus s'est envolé de près de 5% à l'ouverture de la Bourse de Paris. Ce matin, il prenait 4,38% à 51,66 euros.

Le groupe maintient ses prévisions de commandes supérieures aux livraisons sur l'ensemble de l'année, et compte toujours atteindre une marge opérationnelle de 7 à 8% en 2015. Cette marge s'est établie à 5,5% sur les trois premiers mois de l'année.

L'ex-EADS prévoit en outre un chiffre d'affaires stable par rapport aux 59,3 milliards d'euros engrangés l'année dernière, «même si le taux de change de l'euro devait évaluer entre 1,35 et 1,40 dollars», a précisé le directeur financier Harald Wilhelm.

Le directeur général du groupe, Tom Enders, a fait de la rentabilité un principal objectif pour satisfaire les investisseurs après avoir porté la part du capital flottant à plus de 70% en obtenant l'année dernière un désengagement progressif des États fondateurs, la France, l'Allemagne et l'Espagne.

Les prises de commandes sont en baisse par rapport à la même période de l'année dernière: 21,1 milliards d'euros contre 49,5 milliards en 2013.

L'avionneur Airbus, qui représente les trois quarts de l'activité du groupe, n'a en effet enregistré que 103 commandes nettes au premier trimestre, contre 410 un an plus tôt et deux fois mois que son rival Boeing.

Harald Wilhelm a assuré que la situation était saine, «au regard du carnet de commandes et des commandes en attente qui n'y figurent pas encore».

«Nous devons décrocher plus de (long-courrier) A330 et de A380 (le super-jumbo d'Airbus), a-t-il reconnu, mais «je ne m'inquiète pas d'un trimestre plus faible» par rapport à Boeing, a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique.

Les hélicoptères ont le vent en poupe 

Il a confirmé que l'A380, qui a demandé d'énormes investissements, devrait atteindre son point d'équilibre en 2015, sur la base de 30 livraisons en 2014 et autant l'année prochaine. Le programme est entré dans une phase de maturité, selon lui, et le constructeur s'attache à remédier à des problèmes apparus sur six ans d'expérience, comme des fuites au niveau des portes signalées sur des appareils de la compagnie Singapore Airlines.

Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) a augmenté ses prises de commandes de 50% tandis qu'Airbus Defence and Space (qui regroupe les anciennes divisions Astrium et Cassidian) a maintenu le même niveau, grâce aux satellites.

Airbus Helicopters a livré 74 appareils contre 58 sur la même période l'année dernière, ce qui a engendré une hausse de 14% du chiffre d'affaires. Les ventes d'Airbus ont progressé de 2% et celles d'Airbus Defence and Space de 3%, «grâce à une bonne exécution des programmes spatiaux».

Tom Enders s'est félicité de ces résultats et de l'amélioration du bénéfice par action, qui est passé de 0,28 à 0,56 euro. «Cependant, il nous reste encore beaucoup de défis à relever d'ici la fin de l'année, dit dans le communiqué. La priorité reste l'exécution de nos programmes et la mise en oeuvre des plans de restructuration et d'amélioration».

Airbus doit mettre en service d'ici la fin de l'année son nouvel A350, un long courrier au fuselage en matériaux composite. L'A350 a franchi les cap de 1600 heures de vol et sa certification est toujours attendue au troisième trimestre, a précisé M. Wilhelm.

Le groupe a entrepris une vaste restructuration de ses activités de défense et spatiales avec une réduction de 5800 postes sur trois ans. M. Wilhelm s'est montré confiant de pouvoir passer à la phase d'exécution cet été comme prévu après la consultation des syndicats au niveau national.




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