ExxonMobil confirme son engagement en Russie

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ExxonMobil invoque par ailleurs «une baisse de la demande» de gaz, qui s'est traduite par une réduction de 9% de sa production quotidienne moyenne.

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Sophie ESTIENNE
Agence France-Presse
New York

Le géant pétrolier américain ExxonMobil (XOM) a indiqué jeudi poursuivre ses activités comme prévu en Russie, sous le coup de sanctions occidentales, après avoir fait mieux que prévu au premier trimestre.

«Les projets que nous avions préparés pour cette année sont en cours et se poursuivent comme prévu», a déclaré lors d'une conférence téléphonique David Rosenthal, vice-président du groupe.

Mais «bien entendu, nous respecterons toutes les sanctions», a-t-il ajouté.

Washington a annoncé lundi des sanctions contre sept nouveaux responsables russes et 17 sociétés proches du président russe Vladimir Poutine en raison de la position de Moscou dans la crise ukrainienne. Parmi les personnalités affectées figure Igor Setchine, passé en 2012 du Kremlin à la tête de Rosneft.

Or en Russie, le principal partenaire d'ExxonMobil est Rosneft. Les deux groupes travaillent sur un projet d'usine de liquéfaction du gaz sur l'île de Sakhaline, dans l'Extrême-Orient russe.

Cette usine aura une capacité initiale d'environ cinq millions de tonnes par an de gaz naturel liquéfié. Ce gaz a pour vocation d'être vendu essentiellement dans les pays de la zone Asie-Pacifique, de plus en plus friands en énergie.

ExxonMobil et Rosneft sont également liés par un accord de partenariat stratégique en matière d'exploration pétrolière dans l'Arctique russe, en mer Noire ainsi qu'aux États-Unis et au Canada.

Le groupe américain a aussi redit qu'il était toujours intéressé par un projet de production du gaz naturel dans le nord-ouest de la mer Noire. Le Britannique Shell s'est retiré de ce projet, dont les deux groupes discutaient avec les autorités ukrainiennes.

Sur le terrain financier, ExxonMobil a dégagé un bénéfice net de 9,1 milliards de dollars au premier trimestre, en baisse de 4% sur un an.

Cette performance se traduit par un bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, de 2,10 dollars, soit 22 cents de mieux que la prévision moyenne des analystes.

Volumes en baisse 

Le chiffre d'affaires a reculé de 1% à 106,8 milliards de dollars, quand le marché espérait le voir grimper à 109,8 milliards.

ExxonMobil a profité d'une baisse de 28% de ses dépenses, passées de 11,7 milliards de dollars au premier trimestre 2013 à 8,4 milliards de dollars de janvier à mars derniers.

Les bénéfices ont également été gonflés par le renchérissement des prix du gaz naturel, dont il est l'un des principaux producteurs aux États-Unis, après un hiver extrêmement rude en Amérique du Nord.

À la Bourse de New York, le titre a baissé de 0,98% à 101,41 dollars.

«Le gros des bénéfices est dû à la météo aux États-Unis et il n'est pas sûr que ça se reproduise», ont commenté les analystes de BMO Capital Markets dans une note.

ExxonMobil a fait état d'une diminution de ses volumes de production due à l'expiration d'une licence et à un temps doux en Europe et plus particulièrement aux Pays-Bas où il a des actifs. La production totale, exprimée en barils équivalents pétrole, a reculé de 5,6% comparé à un an plus tôt.

Sa production de liquides (pétrole, gaz liquéfié, pétroles bitumeux...) a souffert entre autres de la perte d'une concession d'exploitation à Abou Dhabi, et est tombée à 2,148 millions de barils par jour (-2% sur un an).

ExxonMobil souligne toutefois avoir réussi à améliorer la rentabilité de sa branche production-exploration, qui au final affiche un bénéfice en hausse de 11% à 7,8 milliards de dollars.

Dans le raffinage et la distribution en revanche, le bénéfice a presque été divisé par deux (-47%) à 813 millions de dollars. Le groupe invoque «des marges plus faibles, principalement dans le raffinage».

ExxonMobil a par ailleurs indiqué avoir démarré la production dans le projet très attendu de GNL en Papouasie Nouvelle-Guinée, d'un coût de 16,8 milliards de dollars.




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