Le patron d'Air Canada ne s'oppose pas aux fusions de constructeurs d'avions

Calin Rovinescu (à gauche) s'est exprimé de la... (Photo Paul Chiasson, La Presse canadienne)

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Calin Rovinescu (à gauche) s'est exprimé de la sorte lundi, aux côtés du président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare (à droite), lors d'une conférence organisée par Aéro Montréal dans le cadre du Forum innovation aérospatiale.

Photo Paul Chiasson, La Presse canadienne

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Le président et chef de la direction d'Air Canada, Calin Rovinescu, ne voit pas d'un mauvais oeil les regroupements entre les plus importants constructeurs d'avions, tant et aussi longtemps que cela ne complique pas le magasinage des transporteurs aériens.

 son avis, de telles alliances permettent à de plus petits joueurs de bénéficier de l'appui de géants aux reins solides afin de continuer à développer de nouveaux produits.

«Un tel environnement [...] peut être positif parce qu'il favorise la concurrence», a expliqué M. Rovinescu, lundi, aux côtés du président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, lors d'une conférence organisée par Aéro Montréal dans le cadre du Forum innovation aérospatiale.

Le grand patron d'Air Canada y est allé de cette analyse alors que Bombardier s'affaire à finaliser son partenariat avec Airbus en vertu duquel l'avionneur européen deviendra l'actionnaire majoritaire de la C Series. Parallèlement, Boeing discute d'une alliance avec Embraer, ce qui permettrait au géant américain de mettre la main sur la gamme d'appareils E-Jets du constructeur brésilien, mieux outillée pour rivaliser avec la C Series dans le segment des avions de 100 à 150 places.

Selon M. Rovinescu, les duopoles peuvent parfois être tentés de s'asseoir sur leurs lauriers, ce qui peut constituer un frein à l'innovation. Ainsi, une collaboration entre Bombardier et Airbus et un éventuel partenariat entre Boeing et Embraer ne sont pas nécessairement négatifs.

«Nous apprécions le fait que la C Series soit venue perturber le secteur des avions monocouloirs puisqu'il s'agit d'un marché dans lequel nous n'avons pas observé un tel niveau d'innovation depuis environ trois décennies», a-t-il dit.

Le patron d'Air Canada a rappelé que, parfois, dans le passé, des projets novateurs sur papier ont fini par devenir des appareils orphelins étant donné que les moyens financiers pour poursuivre le développement n'étaient pas au rendez-vous.

Pour sa part, M. Bellemare a affirmé qu'une collaboration entre Boeing et Embraer ne serait pas un «bon mariage», ajoutant que l'apport d'Airbus à la C Series allait bonifier le programme.

Comme il l'a déjà fait dans le passé, le grand patron de Bombardier a cité en exemple le carnet de clients du géant européen et sa capacité de production, ce qui, à son avis, devrait stimuler les ventes de C Series. De plus, la chaîne d'approvisionnement d'Airbus devrait donner un coup de main à l'avionneur québécois pour réduire ses coûts et ainsi répondre aux demandes des clients, qui veulent des prix toujours plus bas.

«Il s'agit d'un aspect important qui devrait nous aider à atteindre nos objectifs», a lancé M. Bellemare.

Vols autonomes

Les dirigeants de Bombardier et Air Canada s'exprimaient alors que le ministre fédéral de l'Innovation, Navdeep Bains, annonçait une enveloppe de 49,5 millions à un consortium mené par Bell Helicopter Textron Canada, ce qui devrait permettre de créer ou maintenir 300 emplois.

La multinationale et 18 autres partenaires auront le mandat de mettre au point des technologies destinées aux hélicoptères de prochaine génération qui pourront voler avec ou sans équipage, ainsi qu'aux systèmes de vol entièrement autonomes.

Dans le cadre des ateliers de l'événement, la présidente canadienne de Bell, Cynthia Garneau, a estimé que l'argent pourrait financer des efforts visant le développement de taxis volants afin de réduire la congestion routière.

«Le futur n'est pas si loin et il est très prometteur», a-t-elle lancé.

L'acceptabilité sociale, la certification, la technologie des piles ainsi que les coûts constituent les principaux freins à la mise au point des taxis volants. La multinationale Uber a déjà l'intention de tester des véhicules à décollage et atterrissage vertical dès 2020 dans des villes comme Dallas et Los Angeles.

- Avec des informations de Ross Marowits




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