Les changements climatiques forcent Aéroports de Montréal à investir

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Le directeur adjoint responsable de l'entretien des terrains et des équipements, Sylvain Marchand, affirme qu'en raison des «variations notables des conditions climatiques hivernales», il a fallu non seulement acquérir des équipements, mais aussi revoir les façons de faire sur le terrain.

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les changements climatiques obligent Aéroports de Montréal (ADM) à investir des sommes majeures pour assurer la sécurité des vols.

L'organisme a annoncé, jeudi, avoir investi plus de 6 millions de dollars en prévision de la saison hivernale pour acheter de nouveaux équipements motorisés de déneigement - 13 nouvelles acquisitions - et en remplacer certains arrivés en fin de vie.

ADM rappelle qu'il tombe en moyenne 220 centimètres de neige chaque hiver sur l'aéroport Montréal-Trudeau.

Ce qui ajoute aux difficultés, toutefois, est le nombre croissant d'épisodes de verglas, selon le directeur adjoint responsable de l'entretien des terrains et des équipements, Sylvain Marchand.

ADM fait état de 13 événements de pluie verglaçante en 2016-2017.

«Il y a en a de plus en plus, a indiqué en entrevue M. Marchand, sans pouvoir fournir dans l'immédiat des données sur les années antérieures. Et le problème n'est pas nécessairement l'augmentation, mais je vous dirais depuis trois ans particulièrement, c'est extrême. Ce sont des quantités d'eau qui tombent, (...) des pluies abondantes avec des températures sous zéro et des surfaces extrêmement froides. Avant ça, il y avait plus des petites pluies, des bruines verglaçantes qu'on réussissait à mieux contrôler.»

Aéroports de Montréal invoque d'ailleurs les périodes de verglas «plus longues et plus fréquentes» et l'augmentation des surfaces à entretenir - principalement des stationnements éloignés pour des aéronefs - pour justifier l'ajout d'épandeurs et de camions-épandeurs à sa flotte de véhicules d'entretien ainsi que l'acquisition, entre autres, d'un chargeur surdimensionné et de trois chargeurs frontaux.

Revoir les façons de faire

M. Marchand affirme qu'en raison des «variations notables des conditions climatiques hivernales», il a fallu non seulement acquérir des équipements, mais aussi revoir les façons de faire sur le terrain.

L'expertise d'Aéroports de Montréal est reconnue dans l'industrie: ADM agit à titre de formateur pour d'autres aéroports à travers le monde et a déjà remporté le premier prix d'un concours reconnaissant «l'excellence de la performance pour le maintien d'aéroports opérationnels et sécuritaires à la suite de chutes de neige et de glace».

M. Marchand souligne qu'un produit liquide de prévention est appliqué avant même la chute de la première goutte de pluie lors d'épisodes de verglas. Par la suite, les équipes utilisent un solide approuvé pour l'entretien dans les aéroports, du formiate de sodium.

Selon le directeur adjoint, le sel généralement utilisé sur les routes - et «proscrit» dans les aéroports - coûte approximativement 400 $ la tonne, tandis que le formiate de sodium coûte à ADM «en deçà ou au-delà de 1400 $ la tonne».

D'après les statistiques fournies par ADM, le temps moyen de déneigement par piste va de 17 à 25 minutes.




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