La Banque d'infrastructure pourrait participer à un TGV Vancouver-Portland

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Au cabinet du ministre canadien de l'Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, on confirme que le TGV Portland-Vancouver serait admissible à une participation de la BCI.

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne

L'État de Washington se demande si la nouvelle Banque de l'infrastructure du Canada pourrait participer au financement d'un projet de train à grande vitesse (TGV) entre Vancouver et deux métropoles du nord-ouest des États-Unis.

La Banque de l'infrastructure du Canada (BIC) aura pour mission d'utiliser des fonds publics (35 milliards $ au départ) pour attirer des investissements privés et institutionnels dans de grands projets d'infrastructures «qui généreront des recettes et qui seront dans l'intérêt public» - comme des ponts, des chemins de fer et des réseaux de transport public.

Or, la loi constituant la BCI prévoit que la banque pourrait participer au financement de projets d'infrastructures «situés au Canada ou en partie au Canada». Ce détail n'a pas échappé à l'État de Washington, qui songe depuis longtemps à un train ultrarapide qui relierait, à une vitesse d'au moins 400 kilomètres/heure, les villes de Portland, en Oregon, Seattle, dans l'État de Washington, et Vancouver, en Colombie-Britannique - un trajet d'environ 735 kilomètres.

Charles Knutson, conseiller du gouverneur de Washington, Jay Inslee, a indiqué en entrevue téléphonique qu'une participation éventuelle de la BCI ferait partie des scénarios évoqués dans la prochaine étude de faisabilité du projet, commandée plus tôt cette année et dont les résultats sont attendus en décembre. M. Knutson estime que l'analyse coûts-bénéfices permettra de mesurer l'ampleur du projet et de déterminer un peu mieux les modes de financement qui seraient nécessaires.

Le projet de TGV obtient l'appui des dirigeants politiques et des gens d'affaires des régions touchées, notamment le géant de la technologie Microsoft, installé à Redmond, en banlieue de Seattle. Les partisans du projet estiment que le TGV pourrait contribuer à resserrer davantage les liens économiques dans ces régions et à consolider le réseau technologique entre Seattle et Vancouver - baptisé «Corridor d'innovation Cascadia», du nom de la chaîne de montagnes qui parcourt la côte Ouest.

M. Knutson était présent lors de la rencontre entre le gouverneur Inslee et le premier ministre Justin Trudeau, en mai, à Seattle. Il se souvient que les deux hommes ont discuté avec enthousiasme des bénéfices d'un éventuel TGV, notamment la création d'emplois pour sa construction, la mobilité de la main-d'oeuvre et la réduction du trafic routier - et donc des émissions de gaz à effet de serre. «Ils ont tous les deux estimé que l'heure était venue d'aller de l'avant avec ce projet», soutient M. Knutson.

Au cabinet du ministre canadien de l'Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, on confirme que le TGV Portland-Vancouver serait admissible à une participation de la BCI, en vertu de sa loi constitutive et de sa mission. «Mais la décision finale serait prise par la banque elle-même», a précisé Brook Simpson, dans un courriel à La Presse canadienne.




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