Bombardier: Dominique Anglade réclame des «gestes concrets» d'Ottawa

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La ministre de l'Économie du Québec, Dominique Anglade,

La Presse, Robert Skinner

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La Presse Canadienne
Pierre Saint-Arnaud

La ministre de l'Économie du Québec, Dominique Anglade, demande à Ottawa de poser « des gestes concrets » pour soutenir l'avionneur Bombardier, qui cherche à débloquer les marchés pour ses nouveaux appareils CSeries.

«Il y a une ouverture, mais au-delà de l'ouverture, ça prend des gestes concrets», a déclaré Mme Anglade à La Presse Canadienne, lundi à Montréal, en marge de l'assemblée générale annuelle du Conseil du patronat du Québec (CPQ) où elle était invitée à titre de conférencière.

«Ce que l'on souhaite comme gouvernement c'est d'avoir le fédéral qui vient et qui prend une position de leadership dans ce dossier», a-t-elle affirmé.

Mme Anglade n'a pas manqué de rappeler que l'aéronautique et l'aérospatiale sont le premier secteur d'exportation au Québec, regroupant 200 entreprises qui fournissent du travail à quelque 40 000 personnes.

«Il est fondamental pour moi que le fédéral soit assis à côté de Bombardier pour voir de quelle manière il peut accompagner l'entreprise», a-t-elle insisté.

La ministre a affirmé que son collègue des Transports, Jacques Daoust, ainsi que d'autres ministres - dont elle-même - poursuivent leurs représentations auprès d'Ottawa.

Un signal d'Ottawa est impatiemment attendu par les actionnaires de Bombardier, qui seront réunis en assemblée générale annuelle le 29 avril prochain.

Vendredi dernier, l'agence Bloomberg rapportait que Bombardier avait rejeté une proposition d'investissement du gouvernement fédéral à la suite d'une mésentente, notamment sur la question de la gouvernance de l'entreprise.

Cours d'économie

Par ailleurs, le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, a profité de la présence de Mme Anglade pour lui demander d'être «l'ambassadrice de la préoccupation des gens d'affaires à l'effet que, au sein du gouvernement, on décide de consacrer aussi de la formation obligatoire en finances personnelles et en éducation économique au sein de notre réseau scolaire».

Interrogée à ce sujet à l'issue de la rencontre, Mme Anglade a dit accueillir positivement cette demande, puisque la question la préoccupe également.

«Je pense que ce serait quelque chose qu'il faudrait sérieusement envisager», a-t-elle affirmé, tout en renvoyant la balle à son collègue de l'Éducation, Sébastien Proulx, de qui la question relève ultimement.




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