Avions d'affaires: Bombardier annule pour 1,75 milliard US de commandes

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«Avec cette démarche, nous voulons augmenter la rentabilité de nos ventes de ces avions», a commenté un porte-parole de Bombardier Avions d'affaires, Mark Masluch.

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Sylvain Larocque
La Presse

(Montréal) Souhaitant accroître sa rentabilité, Bombardier Avions d'affaires prend les grands moyens en annulant des commandes pour 24 appareils de grande taille d'une valeur totale de pas moins de 1,75 milliard US, selon les prix catalogue.

On peut déduire que ces commandes avaient été conclues à des prix largement inférieurs aux prix catalogue, de sorte qu'elles étaient peu avantageuses pour Bombardier. «Avec cette démarche, nous voulons augmenter la rentabilité de nos ventes de ces avions», a commenté un porte-parole de Bombardier Avions d'affaires, Mark Masluch.

En utilisant les prix catalogue, les annulations annoncées mercredi représentent 8,6 % de la valeur du carnet de commandes de Bombardier Avions d'affaires, qui se chiffrait à 20,3 milliards US à la fin septembre. L'entreprise a également annulé trente options d'achat.

Tous les avions concernés sont des appareils de grande taille appartenant à la famille Global. L'été dernier, l'avionneur a repoussé de 2016 à 2018 l'entrée en service du nouveau modèle de la gamme, le Global 7000, mais M. Masluch n'a pas voulu dire si ce retard avait joué un rôle dans certaines annulations. L'identité des clients touchés n'a pas été divulguée.

Bombardier Avions d'affaires a par ailleurs annoncé mercredi la fin de sa relation d'affaires avec son distributeur de longue date au Moyen-Orient, la firme luxembourgeoise TAG. Ce sont désormais des employés de la multinationale montréalaise qui se chargeront directement des ventes dans cette région du monde. Bombardier Avions d'affaires compte une vingtaine de vendeurs, dont cinq affectés au Moyen-Orient.

Les annulations de commandes et la résiliation de l'accord avec TAG se traduiront par des charges de 278 millions US pour Bombardier, dont 133 millions US au comptant, vraisemblablement des pénalités contractuelles. De ces 133 millions US, 50 millions US ont été déboursés au quatrième trimestre de 2015 et le reste le sera cette année.

En fin de matinée, l'action de Bombardier perdait plus de 3 % et se négociait à 1,18 $, à la Bourse de Toronto.




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