Uber étend son service de covoiturage à Laval et à Longueuil

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Implantée dans plusieurs grandes villes du monde, dont Montréal et New York (photo), Uber permet de commander un taxi à partir d'une application mobile, sans passer par une agence traditionnelle.

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La Presse Canadienne
Montréal

Uber Canada double son territoire d'activités en étendant son service à Laval et à Longueuil, a annoncé jeudi le service de covoiturage urbain

Uber affirme que dans la région de Montréal, il y a ainsi augmentation de la population desservie de près de 50 pour cent. Ainsi la compagnie prétend-elle pouvoir désormais servir près de 40 pour cent de la population du Québec.

Ce jeudi, Uber lance aussi ses opérations dans les villes ontariennes de Windsor et de Kingston de même que dans la région de Niagara, desservant ainsi près de 40 villes au Canada.

Uber permet à des automobilistes d'utiliser leur propre automobile pour s'improviser chauffeurs de taxi. La direction d'Uber soutient pouvoir présenter une solution viable à la congestion automobile.

Le mois dernier, la compagnie affirmait qu'il y avait à Montréal 3000 conducteurs, dont la moitié travaillait moins de dix heures par semaine, alors qu'il y en avait 16 000 à Toronto.

Des chauffeurs de taxi demandent au gouvernement du Québec d'interdire le service. Le ministre des Transports, Robert Poëti, et le maire de Montréal, Denis Coderre, considèrent le service comme étant illégal. Dans plusieurs autres pays également, notamment en France, Uber dérange l'industrie du taxi. Uber dit être disponible dans 340 villes à travers le monde.

Réagissant à l'annonce de l'expansion du service qu'elle qualifie d'«illégal», l'industrie du taxi du Québec a fait savoir qu'elle organisera une manifestation devant l'Assemblée nationale le 25 novembre afin de démontrer leur ras-de-bol aux politiciens.

Dans un communiqué, le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) et le Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) ont aussi demandé au contrôle routier et au bureau de taxi de Montréal d'augmenter les actions contre les chauffeurs d'Uber, affirmant qu'il s'agissait pour le moment du «seul moyen dissuasif» à la portée des autorités.

Les deux regroupements exhortent les services responsables à suspendre les permis des chauffeurs d'Uber lors de l'émission des constats et de remettre des constats «à l'intermédiaire Uber» en vertu de la Loi concernant les services de transport par taxi.

Ce sont les familles des chauffeurs de taxi accrédités qui sont touchées, a plaidé Abdallah Homsy, porte-parole du RITQ.

«Au Québec, 22 000 familles dépendent du taxi comme gagne-pain. Souvent, c'est le seul revenu de la famille. On est en train de pousser ces familles dans des positions précaires, pendant que des amateurs s'improvisent chauffeurs de taxi et qu'une multinationale s'en met plein les poches», a-t-il fait valoir.




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