Le Canadien Pacifique cesse les discussions avec CSX

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Lauren Krugel
Agence France-Presse
Calgary

Le transporteur ferroviaire Canadien Pacifique (T.CP) a confirmé lundi avoir tenu des discussions exploratoires en vue d'un regroupement avec son concurrent américain CSX (CSX), précisant cependant que ces discussions étaient maintenant terminées et qu'elles n'avaient pas abouti sur une entente.

Le CP a précisé qu'aucune autre discussion n'était prévue avec le chemin de fer établi à Jacksonville, en Floride. Même s'il n'a pas précisé pourquoi les pourparlers ont pris fin, le transporteur a évoqué des inquiétudes réglementaires, qui ont semblé avoir une influence généralement dissuasive à l'égard du projet de fusion.

«Le CP a proposé un regroupement intégré d'un océan à l'autre qui aurait amélioré le service à la clientèle, encouragé la concurrence, allégé la congestion en Amérique du Nord - particulièrement dans la région clé de Chicago - et généré une valeur significative pour les actionnaires», a fait valoir le chemin de fer dans un communiqué.

«Un tel regroupement d'affaires offrirait des alternatives créatives pour ceux qui font des livraisons, une meilleure fluidité, une augmentation de capacité et une amélioration de l'efficacité dans toute l'industrie.»

CSX a refusé de commenter la situation, lundi. Selon un article paru dans le Wall Street Journal il y a plus d'une semaine, CSX aurait refusé les avances du CP.

Le réseau canadien du CP s'étend de Vancouver à Montréal et dans le populeux nord-est des États-Unis. Le Canadien Pacifique détient aussi un réseau dans le Midwest américain, incluant dans la région de Chicago.

Le système de CSX rejoint aussi Chicago et traverse la plus grande partie de l'Est américain, de la Floride à la frontière entre les États-Unis et l'Ontario.

Le mariage des deux entreprises aurait créé une entité de 62 milliards de dollars US qui aurait pu transporter du pétrole brut des champs pétrolifères du Dakota du Nord aux raffineries du littoral est des États-Unis.

Selon le Canadien Pacifique, l'industrie ferroviaire nord-américaine doit trouver des solutions à ses problèmes, notamment face à la perspective de devoir transporter de plus grandes quantités de pétrole, de récoltes et de biens de consommation sur un réseau de plus en plus congestionné.

Le chef de la direction du CP, Hunter Harrison, doit participer mardi à une conférence téléphonique avec la communauté des affaires et des journalistes, après la publication de ses résultats du troisième trimestre.

Des analystes ont fait remarquer que le mariage potentiel des deux transporteurs offrirait un certain nombre d'avantages, tout en se montrant sceptiques de voir une telle transaction se conclure de sitôt.

Il y a près de 15 ans, l'ancien employeur de M. Harrison, la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (T.CNR), avait tenté de fusionner avec Burlington Northern Santa Fe, aujourd'hui une propriété de la firme du milliardaire Warren Buffett. Le projet avait avorté lorsque les organismes de réglementation ont décrété un moratoire de 15 mois, en plus d'imposer des restrictions quant aux projets de fusion entre grands chemins de fer.

L'action du Canadien Pacifique a retraité lundi de 3,34 $ à la Bourse de Toronto, où elle a clôturé à 221,65 $.




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