Croissance au menu chez CMC

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Du côté militaire, CMC bénéficie, d'une certaine façon, de la réduction des budgets alloués à la défense. Les gouvernements cherchent de plus en plus à rallonger la vie utile de leurs avions vieillissants plutôt que de les remplacer.

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Marie Tison

Envoyée spéciale

La Presse

(Farnborough) Esterline CMC Électronique, dont 850 des 1200 employés travaillent à Montréal, poursuivra sa croissance au cours des prochaines années et devra plus particulièrement renforcer ses ressources en ingénierie.

«Il y a un grand nombre d'occasions à saisir, et plusieurs de ces programmes exigent de grands efforts de développement, a indiqué le président de CMC, Greg Yeldon, dans une entrevue avec La Presse Affaires au Salon aéronautique de Farnborough. Ils vont nécessiter beaucoup d'activité en ingénierie. Il y aura donc de plus en plus de demande pour des ressources en ingénierie.»

Il a indiqué qu'à part certaines spécialités, ce n'était pas trop difficile de recruter pour CMC, une entreprise qui se spécialise dans l'avionique et les antennes satellites pour les avions.

«Nous avons une très bonne réputation dans l'industrie et dans la région de Montréal, a affirmé M. Yeldon. Lorsque nous recrutons, nous avons des candidats intéressants. Et lorsque nous les embauchons, ils restent chez nous.»

«Notre effectif continue de croître», ajoute le président de l'entreprise.

Comme tous les autres fournisseurs cependant, CMC doit faire des efforts pour augmenter sa productivité et diminuer ses coûts.

«C'est très compétitif, a souligné M. Yeldon. Il faut proposer la meilleure solution au meilleur prix.»

Des défis

CMC a dû faire face à un certain nombre de défis ces dernières années. Ainsi, les autorités du monde de l'aviation l'ont prise de court lorsqu'elles ont accepté la tablette électronique dans les cabines de pilotage.

«Pendant le développement de notre organiseur électronique de vol, les autorités nous disaient qu'elles n'autoriseraient pas l'iPad dans les postes de pilotage, a déclaré le vice-président au marketing et aux ventes de CMC, Jean-Michel Comtois. Elles nous ont lancé une balle courbe lorsqu'elles ont changé d'idée. Mais nous nous sommes adaptés.»

L'organiseur électronique de vol est un système d'affichage qui sert à remplacer la grosse mallette de documents et cartes que les pilotes doivent apporter à bord. Or, l'iPad peut faire une bonne partie de ce boulot et a été adopté par certaines sociétés aériennes.

L'impact a été minime dans le domaine militaire en raison d'exigences spécifiques. Dans le domaine commercial, CMC s'est adaptée. Elle propose notamment un système de support pour tablette qui facilite sa connectivité avec le reste du poste de pilotage.

«Nous considérons que la tablette et notre organiseur électronique de vol sont complémentaires», a soutenu M. Yeldon.

Modernisation de l'avionique

Du côté militaire, CMC bénéficie, d'une certaine façon, de la réduction des budgets alloués à la défense. Les gouvernements cherchent de plus en plus à rallonger la vie utile de leurs avions vieillissants plutôt que de les remplacer, a indiqué M. Yeldon. CMC s'est justement spécialisée dans la modernisation de l'avionique et, surtout, dans l'intégration des divers systèmes dans la cabine de pilotage.

De nouvelles normes, notamment en termes de navigation, vont entrer en vigueur dans les années à venir. Cela amène également les forces aériennes à aller frapper à la porte d'entreprises comme CMC, a fait valoir le grand patron de l'entreprise.




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