Lockheed Martin: bel avenir pour une division d'Aveos

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Lockheed Martin construit le fameux F-35 (notre photo), le Joint Strike Fighter, un chasseur que le gouvernement canadien avait choisi pour remplacer ses CF-18 vieillissants.

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(Farnborough) Lockheed Martin (LMT) se félicite d'avoir acquis les activités de maintenance de moteurs de la défunte société Aveos et entend doubler la taille de cette entreprise d'ici un ou deux ans.

«C'est un succès extraordinaire», a déclaré Patrick Dewar, vice-président directeur de Lockheed Martin International, dans une entrevue qu'il a accordée à La Presse Affaires au chalet de Lockheed Martin, au Salon aéronautique de Farnborough.

Aveos, qui faisait auparavant partie d'Air Canada, a brusquement mis fin à ses activités en mars 2012. Plus de 2600 salariés, dont 1800 à Montréal, avaient perdu leur emploi sans le moindre préavis.

Aveos, qui se spécialisait dans la maintenance de moteurs, de composants et de cellules (soit la carlingue de l'avion), a été revendue à la pièce.

Lockheed Martin s'est porté acquéreur de la division de maintenance des moteurs, qui ne disposait plus que d'une poignée d'employés.

«Elle compte maintenant plus d'une centaine d'employés, a indiqué M. Dewar. D'ici un à deux ans, elle devrait en compter de 200 à 250.»

Il a affirmé que la nouvelle entité, Lockheed Martin Commercial Engines Solutions, était mise activement à la recherche de nouveaux clients.

Lockheed Martin a notamment obtenu des forces aériennes de l'Arabie saoudite un contrat de maintenance à Montréal.

Elle vise notamment la Chine, qui pourrait se révéler un important marché.

«Nos prix sont concurrentiels, nous répondons notamment aux besoins des clients qui veulent lancer de nouveaux transporteurs», a déclaré M. Dewar.

Stratégie canadienne

Les efforts de Lockheed Martin pour faire croître l'ancienne division d'Aveos reflètent une stratégie beaucoup plus large, qui couvre tout le Canada.

«Nous voulons être très dynamiques en ce qui concerne notre croissance au Canada, a soutenu M. Dewar. Nous regardons les projets d'acquisition du gouvernement dans le domaine de la défense et dans le domaine civil, mais nous regardons aussi les possibilités d'acquisition.»

Il a ajouté que Lockheed Martin a à Ottawa et Halifax des unités d'affaires qu'elle n'exploite pas à leur plein potentiel.

«Nous allons adopter une stratégie qui va créer plus d'emplois pour les Canadiens, avec un leadership canadien.»

Lockheed Martin construit le fameux F-35, le Joint Strike Fighter, un chasseur que le gouvernement canadien avait choisi pour remplacer ses CF-18 vieillissants.

La décision d'accorder ce contrat sans appel d'offres a toutefois fait des vagues au pays et a amené le gouvernement à envisager d'autres options.

Lockheed Martin propose également son C-130J Hercules pour remplacer les appareils de recherche et de sauvetage du gouvernement canadien.

M. Dewar a soutenu que Lockheed Martin poursuivra son plan de croissance au Canada, qu'Ottawa choisisse le F-35 ou non.

Il a expliqué que l'entreprise a dans sa ligne de mire un certain nombre de pays où elle pourrait augmenter sa présence. Le Canada en fait partie.

«Nous avons déjà établi de bonnes relations avec votre gouvernement, a-t-il déclaré. En outre, ce qu'on trouve au Canada s'aligne bien avec ce que nous pouvons faire.»

Il a souligné que plus de 20% du chiffre d'affaires de Lockheed Martin, soit 8 milliards de dollars américains, est lié au secteur des technologies de l'information. Environ 1 milliard provient de l'extérieur des États-Unis, principalement du Royaume-Uni et de l'Australie. Une part grandissante provient du Proche-Orient.

«Le Canada peut représenter une occasion majeure de croissance», a déclaré M. Dewar.

Il a affirmé qu'il n'est pas question de remplacer des acteurs existants, comme CGI, mais d'établir des partenariats, notamment avec de grandes entreprises de télécommunication.

«Nous sommes optimistes, a soutenu M. Dewar. Et cela signifie de gros investissements.»




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