CSeries: un incident «relativement mineur», selon Louis Chênevert

Le moteur de l'avion CSeries endommagé jeudi dernier... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Le moteur de l'avion CSeries endommagé jeudi dernier a été détaché de l'avion avant d'être envoyé aux installations de Pratt & Whitney à Hartford, au Connecticut, pour y être analysé.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Richard Dufour

Le titre de Bombardier (T.BBD.B) a rebondi hier en Bourse dans la foulée de commentaires d'un partenaire de Bombardier disant que l'incident survenu jeudi dernier avec l'un des moteurs d'un avion de la CSeries ne semble pas aussi alarmant que certains observateurs le craignaient.

L'analyste new-yorkais Darryl Genovesi, de la firme UBS, a indiqué hier avoir rencontré en début de semaine le Québécois Louis Chênevert, qui est le grand patron de United Technologies. Ce conglomérat contrôle Pratt&Whitney, fabricant du moteur de la CSeries.

Avant de devenir le grand patron de United Technologies, Louis Chênevert a dirigé Pratt&Whitney, il connaît donc très bien l'entreprise.

«Louis Chênevert considère l'incident comme étant relativement mineur et sans lien avec la boîte de vitesse du ventilateur (une composante considérée comme cruciale du moteur)», dit Darryl Genovesi.

L'analyste de UBS précise cependant que Chênevert n'a rien mentionné de précis par rapport à l'incident et que le message, essentiellement, était qu'il ne savait pas exactement encore ce qui s'était produit, mais qu'il ne croyait pas que l'incident plaçait le programme à risque.

«Je ne sais pas comment il peut dire que c'est un incident 'relativement mineur' sans connaître la cause véritable, mais c'est ce qu'il m'a dit», commente l'analyste au téléphone.

Darryl Genovesi dit aussi que Louis Chênevert s'attend à connaître la cause du pépin avant la fin de la semaine.

Un porte-parole de Pratt & Whitney, Ray Hernandez, a par ailleurs tenu à souligner hier qu'étant donné que l'incident fait toujours l'objet d'une enquête, les suppositions sur ce qui a pu causer les ennuis sont prématurées.

«L'objectif des essais est de s'assurer que tout fonctionne parfaitement avant l'entrée en service des appareils. Comme c'est le cas pour tous les fabricants de moteurs, nous avons eu des ennuis lors de tests dans le passé, ce qui nous a amenés à corriger le tir avant l'entrée en service des appareils. Il n'y a rien de différent cette fois-ci», dit-il.

L'action de Bombardier, qui a reculé de 2% vendredi et de 1% lundi, a gagné 2% hier à la Bourse de Toronto pour clôturer à 3,71$.

Le moteur endommagé jeudi dernier a été détaché de l'avion avant d'être envoyé aux installations de Pratt & Whitney à Hartford, au Connecticut, pour y être analysé.

Walter Spracklin, chez RBC, a fait remarquer lundi que le nouveau moteur de Pratt & Whitney avait initialement été perçu comme un facteur de risque lorsque le projet de CSeries avait été présenté.

Bombardier avait choisi, en 2007, le nouveau moteur turbosoufflante à réducteur (Geared Turbofan) de Pratt & Whitney pour propulser sa future gamme d'appareils CSeries de 100 à 149 sièges.

C'est notamment avec ce moteur que Bombardier se croit en mesure de promettre des économies de carburant et de réduction du bruit aux clients de la CSeries.




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