Discussions au ralenti entre Bombardier et la russe Rostec

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Bombardier et Rostec ont signé, en août dernier, un protocole et des lettres d'entente prévoyant l'implantation d'une usine et la vente de 100 appareils turbopropulsés Q400 (notre photo) en Russie.

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La crise en Ukraine a eu pour effet de ralentir les discussions entre Bombardier et la société d'État russe Rostec au sujet de l'implantation d'une usine d'assemblage du Q400 en Russie.

Bombardier et Rostec ont signé, en août dernier, un protocole et des lettres d'entente prévoyant l'implantation de cette usine et la vente de 100 appareils turbopropulsés Q400 dans la région. Il s'agirait d'une commande de 3,4 milliards US au prix de détail.

La situation mondiale a toutefois évolué de façon imprévue depuis, avec la crise en Ukraine et l'intervention russe en Crimée.

Il y a près de trois semaines, le porte-parole de Bombardier Avions commerciaux, Marc Duchesne, avait affirmé que ces événements n'avaient pas d'impact sur les discussions entre Bombardier et Rostec. « Nous entendons toujours signer un contrat définitif en 2014 », avait-t-il déclaré.

Il avait toutefois ajouté que Bombardier suivait de près ce qui se passait dans la région.

Depuis, le référendum en Crimée et l'annexion de la péninsule à la Russie ont fait grimper la tension internationale.

« Ça a eu pour effet de ralentir les discussions, a déclaré le président de Bombardier Aéronautique, Guy Hachey, au cours d'une conférence destinée aux analystes hier à New York. Mais les partenaires demeurent encore enthousiastes. »

Optimisme

La direction de Bombardier aurait voulu démarrer cette conférence hier en annonçant le premier vol du Learjet 85, un tout nouveau biréacteur d'affaires, à Wichita. Malheureusement, le temps n'était pas au rendez-vous, et l'appareil a dû rester au sol.

Le grand patron de Bombardier, Pierre Beaudoin, s'est montré optimiste en ce qui concerne l'année 2014 et les années à venir.

Il s'attend à ce que les revenus de l'ensemble de l'entreprise augmentent de 10 à 15 milliards US au cours des cinq prochaines années, pour dépasser les 30 milliards US. À elle seule, la CSeries devrait générer des revenus annuels de 5 à 8 milliards US d'ici cinq ans, service compris.

« Le niveau d'investissement diminue, le niveau de risque diminue, le carnet de commandes est solide, a déclaré M. Beaudoin. Je suis optimiste. »

Avec le développement de la CSeries et d'autres nouveaux programmes comme le Learjet 85 et les avions d'affaires Global 7000 et 8000, les investissements annuels de Bombardier Aéronautique ont dépassé les 3 milliards US, exerçant une forte pression sur les flux de trésorerie.

M. Hachey a affirmé que les investissements de Bombardier Aéronautique devraient redescendre à un niveau un peu plus normal, soit au-dessous de 1 milliard US par année, d'ici deux ans.

L'entreprise a considéré qu'elle avait un bon portefeuille de produits et qu'elle pourrait continuer à les rafraîchir à tour de rôle, de façon ordonnée.

Ce ne sont toutefois pas tous les modèles qui auront droit à un « rafraîchissement » en profondeur. « Je ne nous vois pas faire des investissements majeurs sur le CRJ », a déclaré M. Hachey.

Il a indiqué que Bombardier fera valoir les caractéristiques de la famille actuelle de biréacteurs régionaux CRJ, notamment ses frais d'exploitation inférieurs à ceux des appareils d'Embraer.

Bombardier espère notamment voir la Russie et les pays africains qui ont acquis des CRJ200 usagés se tourner du côté de gros appareils neufs CRJ700 et CRJ900.

De son côté, le président de Bombardier Transport, Lutz Bertling, a insisté sur les mesures qu'il a mises en place pour améliorer la rentabilité de son entreprise.

Par ailleurs, Bombardier Transport a annoncé hier un contrat de 203 millions US pour la fourniture de 29 trains de banlieue pour la Deutsche Bahn.

Le titre de Bombardier valait 4,15 $ à la fermeture de la Bourse de Toronto hier, en hausse de 6 cents.




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