Marché des entreprises de taille intermédiaire

Les entreprises québécoises dans la ligne de mire de RBC

Mark-Anthony Serri a quitté le cabinet Raymond Chabot... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Mark-Anthony Serri a quitté le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton pour entrer à la banque et devenir, l'été passé, premier directeur général, marché intermédiaire, fusions et acquisitions.

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Richard Dufour

Le nombre et la valeur des transactions dans le marché des entreprises de taille intermédiaire est en forte progression en Amérique du Nord depuis la crise financière. Et la tendance est appelée à se poursuivre dans les prochaines années, ce qui pourrait bien créer des occasions au Québec pour les entrepreneurs, mais aussi pour les banquiers.

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Mark-Anthony Serri a quitté le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton pour entrer à la banque et devenir, l’été passé, premier directeur général, marché intermédiaire, fusions et acquisitions.

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La plus importante institution financière au pays, la Banque Royale, prévoit un marché en effervescence au cours des 10 prochaines années et entend saisir les occasions dans la province, comme en témoigne la création d'un poste de direction au Québec dans le créneau spécifique du marché des entreprises de taille intermédiaire (de 10 à 100 millions de dollars).

Mark-Anthony Serri a quitté le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton pour entrer à la banque et devenir, l'été passé, premier directeur général, marché intermédiaire, fusions et acquisitions. Ce poste créé spécifiquement pour le Québec n'existait pas avant chez RBC. La banque espère ainsi enrichir son offre aux entrepreneurs québécois et mieux faire profiter son réseau et son expertise aux propriétaires d'entreprises de la province. Mark-Anthony Serri servira de facilitateur ou de pierre angulaire dans le marché intermédiaire au sein de l'organisation. Au besoin, c'est lui qui fera le pont avec Toronto et l'équipe de marché des capitaux de la banque.

Il admet lui-même avoir sous-estimé le niveau d'activité dans le marché. À son arrivée en poste, il pensait qu'il aurait une vingtaine ou une trentaine de dossiers sur son bureau cet automne.

« J'ai déjà plusieurs centaines d'opportunités d'identifiées et plusieurs mandats de signés [vente et achat]. »

« Un récent sondage effectué à l'interne par notre équipe de gestion de patrimoine auprès d'entrepreneurs a révélé qu'environ 65 % d'entre eux pensaient vendre leur entreprise au cours des 10 prochaines années », dit Mark-Anthony Serri, qui a récemment embauché quelques personnes pour l'appuyer dans ses efforts. Le nouveau dirigeant de la banque mise sur la collaboration de l'équipe formée de quelques centaines de planificateurs financiers et directeurs de compte de RBC au Québec pour l'aider à identifier les possibilités.

Le segment de marché qui suscite le plus d'intérêt actuellement est celui des entreprises qui ont une valeur de 25 à 50 millions de dollars, dit-il.

La démographie (le vieillissement de la population), l'environnement de crédit (taux d'intérêt bas) et les liquidités disponibles dans le marché (fonds d'investissement privés) sont tous des facteurs qui favorisent les transactions dans le contexte actuel. Mark-Anthony Serri observe aussi que de plus en plus d'Européens veulent effectuer des acquisitions ici. « Ils réalisent qu'il est plus facile d'acheter une entreprise ici que de venir en bâtir une. Du même coup, ça leur donne une porte d'entrée pour ensuite traverser aux États-Unis », dit Mark-Anthony Serri.

Autre élément qui a réconforté la banque dans son initiative est le succès obtenu par le 5 à 7 organisé le mois dernier au siège social québécois de la Banque Royale à Place Ville Marie. La banque avait envoyé 237 invitations à des avocats, comptables et autres conseillers appelés à participer à des transactions financières. La direction pensait attirer de 80 à 100 personnes à son rendez-vous qui servait à annoncer la création de son équipe de fusions et acquisitions dans le marché intermédiaire au Québec. Plus de 220 personnes se sont présentées à la réception. Pour la banque, c'est une autre preuve de l'intérêt et du besoin dans le marché.

Selon la firme américaine Dealogic, RBC arrive premier au classement des banquiers nord-américains dans le segment des transactions inférieures à 100 millions depuis 2009 pour ce qui est de la valeur des transactions réalisées (11 milliards US) et deuxième pour le nombre de transactions réalisées (215).




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