La Laurentienne en quête de croissance dans une économie molle

Malgré une bonne croissance de ses activités de financement d'entreprises, la... (Photo fournie par la Banque Laurentienne)

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Ross Marowits
La Presse Canadienne

Malgré une bonne croissance de ses activités de financement d'entreprises, la Banque Laurentienne (T.LB) doit encore composer avec le net ralentissement du marché des consommateurs et des frais spéciaux liés à deux acquisitions récentes.

En conséquence, le bénéfice net de 30,9 millions à son deuxième trimestre terminé le 30 avril dernier, annoncé hier, s'avère en baisse notable de 8,4% par rapport à la même période de l'an dernier.

Et ce, en dépit d'un revenu total pour le trimestre en hausse de 1%, à 216,8 millions, par rapport à la période correspondante de l'exercice précédent.

Parmi les dirigeants de la Banque Laurentienne et les analystes qui l'ont à l'oeil, toutefois, on préfère s'en tenir surtout aux «résultats financiers ajustés», c'est-à-dire expurgés de revenus ou de frais que l'on considère comme irréguliers par rapport aux activités courantes de l'entreprise.

Et ce, même s'il s'agit d'une manoeuvre comptable décrite en notes de bas de page comme «non conforme aux PCGR», c'est-à-dire aux principes comptables généralement reconnus.

À ce chapitre, les «résultats financiers ajustés» de la Banque Laurentienne s'avèrent un peu meilleurs que les résultats nets, mais sans éclat. À 39,3 millions, le bénéfice net ajusté au deuxième trimestre est inchangé par rapport à celui de l'an dernier, à pareille date.

Et à 1,29$ par action, au lieu de 99 cents sans ajustement, le bénéfice net ajusté de la Laurentienne est un peu supérieur à la moyenne des attentes d'analystes (1,24$ par action).

Constat mitigé aussi du côté de l'actif total de la Banque Laurentienne, qui constitue la fondation même de ses sources potentielles de revenus et de bénéfices.

Cet actif était comptabilisé à 34,2 milliards au 30 avril, en baisse de 219 millions, ou 1%, sur une période d'un an. Néanmoins, il a regagné 1% par rapport à l'actif comptabilisé à la fin de l'exercice précédent, au 31 octobre 2013.

Prêts aux PME

Selon les dirigeants de la banque, ce regain de l'actif est surtout attribuable aux activités de financement des entreprises, auprès des PME en particulier. Ce portefeuille de prêts a crû de 18% à la Laurentienne depuis un an, approchant maintenant les 3 milliards.

«Le développement des activités de financement commercial [aux entreprises] est l'une de nos priorités et nous sommes confiants qu'il continuera d'être un moteur de croissance pour la banque», a commenté le président et chef de la direction, Réjean Robitaille, lors de sa présentation trimestrielle aux analystes.

Juste avant, dans le communiqué officiel des résultats, il avait donné les précisions suivantes: «Dans un contexte de désendettement des consommateurs et de compression des marges, nous maintenons l'accent sur le développement d'activités commerciales à marge plus élevée et sur la croissance des revenus tirés de sources non sensibles aux taux d'intérêt pour stimuler davantage la croissance rentable des revenus.»

Pour les actionnaires de la Banque Laurentienne, toutefois, il faudra voir si les prochains résultats seront à la hauteur des attentes promulguées par les dirigeants. Et ce, malgré le contexte de morosité économique et budgétaire dans lequel évolue la majeure partie de la clientèle de la banque au Québec.

Entre-temps, manifestement satisfait des récents résultats et confiant envers les prochains, le conseil d'administration de la Laurentienne a décidé de rehausser encore son dividende trimestriel. Cette hausse de 1 cent (ou 2%), à 52 cents par action, est la deuxième à survenir en un an chez la deuxième banque québécoise selon la taille de l'actif.

La Banque Laurentienne est aussi la quatrième parmi les sept plus grosses banques canadiennes à rehausser son dividende en mi-exercice 2014, après les banques Nationale, CIBC et de Montréal.

À la Bourse de Toronto, hier, les actions de la Banque Laurentienne ont terminé en hausse de 1%, à 48,06$, leur prix de clôture le plus élevé depuis janvier 2012.

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EN CHIFFRES

(pour le 2e trimestre terminé le 30 avril)

Revenus: 216,8 millions (+1,0% en un an)

Bénéfice net: 30,9 millions (- 8,4%)

Bénéfice net par action (dilué): 0,99$ (- 5,7%)

Rendement net des capitaux propres: 9,2% (- 0,6 point)

Actif (au 30 avril): 34,2 milliards (- 0,6%)

Effectif (équiv. temps plein): 3764 employés (- 490)

Source: Banque Laurentienne (états financiers non vérifiés au 30 avril 2014)




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