Claridge peu intéressé par une équipe de baseball

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«Il y a plusieurs conditions qui doivent être en place [pour le retour du baseball majeur à Montréal]. Il faut des investisseurs intéressés, et les fonds publics doivent être au rendez-vous», affirme Pierre Boivin, PDG de Claridge.

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Même si Claridge a financé une partie de l'étude sur le retour du baseball majeur à Montréal, la société d'investissement de la famille de Stephen Bronfman a peu d'intérêt pour devenir actionnaire d'une équipe.

«Je ne pense pas que Claridge aurait un intérêt dans un tel projet [devenir actionnaire d'une équipe de baseball majeur à Montréal]», a dit Pierre Bovin, président et chef de la direction de Claridge, après son discours hier au Cercle canadien.

L'ancien président du Canadien de Montréal, qui gère la société d'investissement de la famille de Stephen Bronfman depuis 2011, reste prudent sur les chances de Montréal d'obtenir à nouveau une équipe du baseball majeur.

«Je ne dis pas que ce n'est pas viable, mais il y a plusieurs conditions qui doivent être en place [pour le retour du baseball majeur à Montréal], dit-il. Il faut des investisseurs intéressés, et les fonds publics doivent être au rendez-vous. L'étude de la Chambre de commerce est claire: il ne peut y avoir de projet sans des fonds publics. C'est un débat complet de société.»

Claridge est au nombre de la dizaine de gens d'affaires qui ont payé la moitié de l'étude de 400 000$ commandée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain à Ernst&Young sur le retour du baseball majeur à Montréal. Selon M. Boivin, il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions.

«Il faut faire la différence entre Stephen qui a été élevé dans le baseball, qui adore le baseball et qui a accepté - comme d'autres gens d'affaires - de donner quelques milliers de dollars à la Chambre de commerce pour faire une étude public-privé, et le fait d'être actionnaire d'une équipe, dit M. Boivin. Le projet [d'une équipe] est au stade embryonnaire, mais ce n'est pas dans les plans d'investissement de Claridge pour le moment.»

Contre la Charte de la laïcité

Dans son discours hier devant le Cercle canadien, Pierre Boivin a parlé de développement économique, de créativité et de l'intégration des immigrants sur le marché du travail. Sur ce dernier point, il s'oppose à la Charte de la laïcité du gouvernement Marois, proposée «sans justifier sa démarche ni documenter son dossier».

«Ce débat n'est pas un problème sérieux ni une priorité, dit Pierre Boivin. On s'est embourbés dans ce débat social. Le rapport Bouchard-Taylor est-il la solution? Je ne le sais pas, mais il y a certainement une solution moins radicale [que la Charte sur la laïcité] qui permettrait de continuer à vivre en harmonie tout en respectant les immigrants.»

La Charte sur la laïcité pourrait-elle coûter des investissements étrangers au Québec? Pas nécessairement, mais Pierre Boivin estime que le Québec n'a «pas les moyens de se mettre des barrières alors qu'on devrait être très ouverts» sur l'immigration. «Une entreprise regarde plusieurs facteurs avant d'investir, notamment si une société est tolérante et comment elle traitera ses employés», dit M. Boivin, qui veut notamment améliorer le taux de rétention des étudiants étrangers au Québec.

Trop de condos autour du Centre Bell?

Les tours à condos en construction pullulent autour du Centre Bell. «Je suis moi-même un peu surpris», admet Pierre Boivin. L'ancien président du Canadien de Montréal (1999-2011) a travaillé sur le projet de la Tour des Canadiens avec Cadillac Fairview.

Trois autres projets sont actuellement en construction autour du domicile du Canadien. «Cadillac Fairview a aussi un projet de deux autres tours et ce sont des experts dans le domaine. Ça va changer la donne. Dans 5-6 ans, on ne reconnaîtra plus le quartier!»

Claridge a des intérêts dans d'autres projets immobiliers à Montréal, mais rien autour du Centre Bell. «Le marché du condo à Montréal est pas mal en équilibre, dit M. Boivin. C'est sûr qu'on voit tous ces projets de condos et on se demande comment le marché va faire pour absorber ça, mais les gens reviennent au centre-ville, et les jeunes préfèrent avoir leur vie professionnelle et personnelle au centre-ville. Mais il y aura un ralentissement du nombre de nouveaux projets.»




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