Aéroports de Montréal veut doubler la taille des débarcadères de l'aérogare

Dans ce qui pourrait être la dernière étape de la vaste modernisation de... (Photo André Pichette, La Presse)

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Photo André Pichette, La Presse

Sylvain Larocque
La Presse

Dans ce qui pourrait être la dernière étape de la vaste modernisation de Montréal-Trudeau, Aéroports de Montréal (ADM) entend mettre fin au désordre qui règne trop souvent aux débarcadères de l'aérogare.

La société d'État fédérale veut doubler la taille des débarcadères, où s'accumulent souvent des taxis et d'autres voitures qui viennent déposer des voyageurs. Pour ce faire, il faudra démolir une partie du stationnement étagé situé près de l'aérogare. Du même souffle, on rénovera en profondeur la façade de l'emblématique bâtiment central, qui date des années 60 et qui présente d'importants problèmes, de climatisation et d'isolation notamment.

Si tout va comme prévu, les travaux s'amorceront l'an prochain. Ils s'étaleront sur plusieurs années. Lors d'une conférence de presse tenue hier après l'assemblée annuelle d'ADM, le PDG de la société, James Cherry, a indiqué que le coût des travaux n'avait pas encore été évalué. Quatre concepts de base ont été préparés, deux ont été analysés en détail et « l'un d'entre eux s'est distingué en termes de service à la clientèle, de proximité et de nordicité », a précisé ADM.

« On veut faire quelque chose de beau à un prix raisonnable », a résumé une porte-parole de la société, Christiane Beaulieu, en avançant l'idée que les débarcadères soient recouverts d'une toiture.

Ces travaux permettront de compléter la modernisation de l'aérogare, amorcée en 2000. Des investissements de 2 milliards y ont été consacrés jusqu'ici. Une jetée pour les vols transfrontaliers et un nouveau hall des douanes ont notamment été construits. La jetée internationale agrandie au coût de 270 millions sera inaugurée la semaine prochaine.

BÉMOL SUR LE TRAIN

M. Cherry a par ailleurs exprimé un « bémol » par rapport au projet de train électrique de la Caisse de dépôt et placement, qui doit relier Montréal-Trudeau au centre-ville et aux banlieues de l'ouest de la région métropolitaine. Le parcours entre la gare Centrale et l'aéroport, qui passerait par le tunnel ferroviaire sous le mont Royal, pourrait prendre jusqu'à 30 minutes.

« Nous trouvons que c'est un peu long. S'il y a plusieurs arrêts et qu'il faut aller vers le nord pour retourner vers le sud-ouest, ça peut prendre plus de temps que ce que nous avions prévu. Il y a un impact potentiel sur l'achalandage. »

- James Cherry, PDG d'Aéroports de Montréal

Qualifiant néanmoins de « fantastique » le travail réalisé par la Caisse dans ce dossier au cours de la dernière année, James Cherry a dit croire que la durée du trajet pourrait être réduite aux heures de pointe par des trains express qui n'arrêteraient pas à toutes les gares.

MIRABEL

À Montréal-Mirabel, la démolition de l'ancienne aérogare se poursuit. « Le bâtiment va disparaître d'ici septembre, a déclaré M. Cherry. Nous allons ensuite réhabiliter le terrain pour être prêts à accueillir un ou des nouveaux locataires dès 2017. » En raison de la présence d'amiante plus importante que prévu, la facture des travaux a bondi, passant de 16 à 25 millions.

Des discussions sont en cours avec des locataires potentiels, mais ADM refuse d'en dire plus, échaudée par les nombreux projets qui ont échoué à Mirabel au fil des ans. L'automne dernier, un promoteur, Mirajet, a signé un bail avec ADM pour construire jusqu'à 21 hangars destinés aux avions privés.

ADM s'apprête à refaire complètement la piste principale de l'aéroport des Basses-Laurentides, qui montre de sérieux signes de fatigue plus de 40 ans après sa construction. Évalué à 50 millions, ce chantier est le plus important réalisé à Mirabel depuis au moins la fin des vols commerciaux, en 2004. L'an dernier, ADM a dû rénover l'autre piste de l'aéroport afin qu'elle puisse accueillir temporairement, pendant les travaux, les vols d'avions de fret ainsi que ceux de Bombardier et de Pratt & Whitney. Des résidants de la région affirment que l'utilisation de cette piste génère davantage de bruit.

L'investissement pourra-t-il être rentabilisé ? « C'est une excellente question, mais nous avons des obligations à respecter, nous avons des locataires importants, a répondu James Cherry. C'est difficile de générer un rendement financier sur un investissement de 50 millions à Mirabel, je dois l'admettre. C'est pour cette raison qu'il faut qu'il y ait plus de locataires et plus d'activité économique là-bas. »




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