Le Cirque du Soleil vendu à TPG Capital

Le spectacle Kurios s'est arrêté à Montréal en... (Photo Erick Labbe, Le Soleil)

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Le spectacle Kurios s'est arrêté à Montréal en mai dernier.

Photo Erick Labbe, Le Soleil

TPG Capital, une grande firme américaine d'investissement privée, a conclu hier une entente de principe pour devenir actionnaire majoritaire du Cirque du Soleil. La firme chinoise Fosun Capital Group deviendrait actionnaire minoritaire, et la Caisse de dépôt et placement du Québec négocie pour acheter 10% des actions. Le cofondateur Guy Laliberté gardera 10% des actions, le siège social du Cirque restera à Montréal, et le PDG Daniel Lamarre conservera son poste.

TPG Capital a conclu hier une entente de principe au sujet de la vente du Cirque, écartant ainsi son dernier concurrent, la firme d'investissement privée CVC Capital Partners. Il reste toutefois plusieurs détails à régler, notamment la participation de la Caisse de dépôt, avant de conclure une entente finale entre tous les partenaires. L'entente de principe a d'abord été dévoilée par le quotidien The Globe and Mail hier après-midi.

Selon nos informations, le scénario privilégié actuellement prévoit que TPG Capital détiendra environ 60% des actions du Cirque. La part de Fosun Capital Group s'établirait à environ 20%. Le cofondateur Guy Laliberté gardera 10% des actions, tandis que la Caisse de dépôt négocie présentement pour un bloc d'environ 10%. L'entente de principe établit la valeur du Cirque en deçà des 2 milliards de dollars recherchés au départ par Guy Laliberté.

Le PDG du Cirque, le Québécois Daniel Lamarre, restera en poste. L'identité du prochain président du conseil d'administration n'a pas été décidée pour l'instant, mais il est déjà acquis que Guy Laliberté ne souhaite pas remplir ce rôle.

Si une entente de principe a été conclue entre TPG Capital et Guy Laliberté, le projet de partenariat entre TPG Capital et la Caisse de dépôt et placement doit être finalisé. Pour l'instant, aucune annonce officielle n'est prévue cette semaine, signe du nombre de détails qui restent à conclure entre les partenaires potentiels avant de pouvoir officialiser l'entente.

TPG Capital n'a pas commenté le dossier hier, tout comme la Caisse de dépôt et placement qui a indiqué ne pas commenter «les rumeurs». Le Cirque du Soleil n'a pas rappelé La Presse.

Hier, TPG Capital a toutefois coiffé l'autre finaliste toujours en lice pour acheter le Cirque du Soleil: CVC Capital Partners, une firme d'investissement privée européenne qui est notamment actionnaire de la Formule 1. Depuis deux semaines, TPG Capital et CVC Capital Partners étaient les deux seuls consortiums à négocier avec Guy Laliberté. Une quinzaine de consortiums avaient participé au premier tour du processus de vente mené par la firme new-yorkaise Goldman Sachs. Au deuxième tour, une demi-douzaine de prétendants étaient toujours en lice. Deux consortiums (TPG et CVC) ont fait une offre officielle en bonne et due forme à la date limite du 2 avril.

L'automne dernier, Guy Laliberté a mandaté Goldman Sachs pour trouver de nouveaux actionnaires pour le Cirque du Soleil. Cofondateur du Cirque, M. Laliberté détenait alors 90% des actions, et des intérêts de Dubaï détenaient l'autre bloc de 10% des actions, qui sera racheté selon l'entente de principe conclue hier.

Guy Laliberté a fondé le Cirque du Soleil avec Daniel Gauthier et Gilles Ste-Croix en 1983. Durant les années 90, le Cirque était détenu à parts égales entre Daniel Gauthier et Guy Laliberté. Ce dernier a racheté en 2001 les parts de Daniel Gauthier, aujourd'hui propriétaire de la station de ski Le Massif dans Charlevoix. M. Laliberté a vendu 20% du Cirque à des intérêts de Dubai à l'été 2008, tout juste avant la crise financière. Il a racheté 10% des actions l'an dernier.

TPG Capital est une firme d'investissement privée qui gère des actifs de 65 milliards US. Parmi ses investissement les plus connus: le service de transport Uber, la chaîne espagnole de télé Univision aux États-Unis et les chaînes d'hôtels Fairmont et Swissôtel. Fondée en 1992, TPG est une firme établie à la fois au Texas et à San Francisco. Comme elle n'est pas inscrite à la Bourse, ses états financiers ne sont pas connus du public. TPG Capital a peu de liens au Québec, mais elle est actionnaire de Caesars Entertainment Group, société liée à Caesars Acquisition Co., qui est dirigée par l'homme d'affaires québécois Mitch Garber (l'un des dragons à l'émission Dans l'oeil du dragon à Radio-Canada). Que signifie TPG? Il s'agit de l'abréviation de Texas Pacific Group, ancien nom officiel de la firme.




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