Grandes entreprises: stagnation forcée

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Ces dernières années, Bombardier n'a pas profité autant que les géants Boeing et Airbus de la reprise de l'industrie aérienne.

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Sylvain Larocque
La Presse

Les grandes entreprises sont généralement condamnées à la croissance, encore plus si elles sont cotées en Bourse. Mais il arrive que pour des raisons indépendantes de leur volonté, elles soient condamnées à la stagnation, du moins pendant une certaine période. Les grandes sociétés québécoises qui suivent sont celles qui ont enregistré les plus faibles variations de leur chiffre d'affaires au cours des quatre dernières années.

Bombardier

Chiffre d'affaires en 2013: 18,2 milliards US

Croissance annuelle composée (2010-2013): 0,36%

Ces dernières années, Bombardier n'a pas profité autant que les géants Boeing et Airbus de la reprise de l'industrie aérienne. Dans le secteur du matériel ferroviaire, la multinationale québécoise a été confrontée aux investissements limités des gouvernements occidentaux ainsi qu'à la vive concurrence de Siemens, Alstom et des constructeurs chinois. En outre, les investissements massifs de Bombardier dans le développement de la CSeries et des nouveaux jets d'affaires Global ont entamé sa rentabilité, mais celle-ci pourrait reprendre de l'altitude lorsque ces appareils commenceront à sortir des usines.

Metro

Chiffre d'affaires en 2014: 11,6 milliards

Croissance annuelle composée (2011-2014): 0,42%

Depuis l'achat de la chaîne de supermarchés A&P Canada, en 2005, Metro n'a pas réalisé d'acquisition majeure. Certes, la prise de participation dans Adonis, en 2011, a ajouté plus de 200 millions aux revenus du groupe, mais c'est bien peu sur un chiffre d'affaires qui dépasse les 11 milliards. En outre, à l'instar de Loblaws et de Sobeys (IGA), Metro a dû composer avec la faible inflation des prix des aliments, qui sévit depuis quelques années, et avec l'arrivée des Supercentres de Walmart, lesquels comprennent des supermarchés complets. Malgré tout, Metro a réussi à améliorer son bénéfice d'exploitation de façon un peu plus importante que ses revenus pendant la période.

Loto-Québec

Chiffre d'affaires en 2013: 3,5 milliards

Décroissance annuelle composée (2011-2014): -0,85%

Pour expliquer la situation, Loto-Québec avance trois raisons principales: la maturité du marché, la concurrence provenant des sites de jeu illégaux et le vieillissement de sa clientèle. Autre contrainte: la société d'État ne peut pas accroître de façon importante le nombre d'appareils de loterie vidéo dans les bars et restaurants, qui avait d'ailleurs été réduit du tiers entre 2002 et 2009 dans le but de contrer le jeu pathologique. L'été dernier, la société a promis de resserrer ses dépenses afin de freiner la baisse de ses profits, qui a été plus rapide que celle de ses revenus.

Note: Nous avons utilisé les chiffres pour les derniers exercices complets disponibles.




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