Emplois: Couillard doit rendre des comptes sur ses «faux espoirs»

À l'ouverture d'une réunion de deux jours du... (Photo archives Bloomberg)

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À l'ouverture d'une réunion de deux jours du caucus de la CAQ, lundi à Sorel-Tracy, François Legault a souligné que le Québec a perdu 18 000 emplois depuis l'élection des libéraux. Et selon les prévisions de Desjardins, dévoilées la semaine dernière, seulement 78 000 emplois seulement devraient être créés d'ici la fin de 2018.

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(SOREL-TRACY) Le premier ministre Philippe Couillard a «menti» aux Québécois et les a bercés de «faux espoirs» en promettant la création de 250 000 emplois en cinq ans au cours de la campagne électorale, accuse François Legault. Le chef caquiste lui demande de présenter une nouvelle cible de création d'emplois et de déposer un plan pour l'atteindre.

À l'ouverture d'une réunion de deux jours du caucus de son parti, lundi à Sorel-Tracy, M. Legault a souligné que le Québec a perdu 18 000 emplois depuis l'élection des libéraux. Et selon les prévisions de Desjardins, dévoilées la semaine dernière, seulement 78 000 emplois seulement devraient être créés d'ici la fin de 2018.

«Si l'on compare avec les 250 000 promis par Philippe Couillard, ce n'est même pas le tiers, a affirmé François Legault en conférence de presse. Il a créé de faux espoirs. Il doit rendre des comptes, dire la vérité aux Québécois. Neuf mois après son élection, qu'en est-il de sa promesse de créer 250 000 emplois ?»

Selon lui, Philippe Couillard est un «premier ministre théorique qui s'en va faire des missions à l'étranger et fait des beaux discours», mais qui est incapable de «closer des deals» en vue de créer des emplois au Québec.

«Il n'y a pas d'excuses. Avec la baisse du prix du pétrole et de la valeur du dollar canadien, le secteur manufacturier devrait connaître des mois de relance, mais il n'y a rien qui s'annonce dans ce sens-là, rien n'est dans les cartons du gouvernement», a-t-il ajouté.

Avec la baisse du prix du pétrole, les paiements de péréquation que reçoit le Québec pourraient toutefois diminuer à moyen terme. «C'est terrible d'être dépendant (de la péréquation). Mais l'indépendance, ça commence par l'indépendance économique», a-t-il glissé au passage.

Il a confiance que «le prochain budget, «Martin Coiteux semble déterminé, sera un budget équilibré». Mais il s'oppose à la façon dont le gouvernement Couillard y parviendra, avec des hausses de tarifs entre autres. «Dans le discours, on dit que M. Couillard copie François Legault, mais j'aimerais qu'on dise que dans la façon d'atteindre l'équilibre budgétaire, on n'a pas du tout le même plan», a-t-il soutenu. Il a donné l'exemple du sort des centres locaux de développement (CLD) : au lieu de les abolir, le gouvernement devrait plutôt faire en sorte qu'ils soient plus en lien avec Investissement Québec.




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