Le Québec fait belle figure en Bourse

Le PDG de Savaria, Marcel Bourassa, se réjouit... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le PDG de Savaria, Marcel Bourassa, se réjouit de la performance de son entreprise, qui affiche une croissance continue depuis plus de cinq ans.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Si l'économie québécoise a tourné au ralenti en 2014, le Québec boursier se porte plutôt bien merci. L'indice Québec 120, qui regroupe les 120 capitalisations les plus importantes, a progressé de 18% du 1er janvier au 19 décembre 2014, soit plus que l'indice phare du marché canadien S&P/TSX, qui n'a avancé que de 6,2% au cours de la même période, ralenti par la dégringolade des prix du pétrole.

Si, dans le lot des sociétés formant l'Indice Québec 120, on trouve bon nombre de minières ou des jeunes biotechs sans grands revenus, d'autres de ces petites capitalisations accroissent leurs ventes année après année tout en faisant régulièrement des profits. C'est le cas du fabricant d'ascenseurs Savaria et du fournisseur de services analytiques liés au marché de l'emploi Wanted Technologies.

Les ventes et les profits de Savaria prennent l'ascenseur

Le chef de file nord-américain de l'industrie de l'accessibilité affiche une croissance des revenus de près de 9%, à 21,7 millions, au troisième trimestre 2014, dont les résultats ont été dévoilés à la mi-novembre.

Savaria fabrique et installe des ascenseurs résidentiels et commerciaux, des sièges d'escalier et des plateformes élévatrices verticales et inclinées.

«Notre marché croît constamment puisqu'environ 10 000 personnes par jour en Amérique du Nord atteignent l'âge de 65 ans. Considérant notre gamme unique et complète de produits, nous sommes bien positionnés pour gagner des parts de ce marché en croissance, a dit le président et chef de la direction, Marcel Bourassa, dans un communiqué annonçant les résultats trimestriels.

Les revenus et les profits de Savaria sont en hausse constante depuis au moins cinq ans. Au téléphone, M. Bourassa dit s'attendre à des revenus de 81 millions en 2014, puis de 88 millions en 2015. Il anticipe un BAIIA de 11 millions en 2014 et de 14 millions en 2015. «Notre croissance s'est accélérée depuis la fermeture de notre principal concurrent américain, il y a deux ans», reconnaît le président, qui détient 40% des actions de la société.

Durant le trimestre, la société lavalloise a acquis l'entreprise Silver Cross, de l'Ontario, exploitant d'un programme d'identification de clients potentiels et franchiseur de 17 magasins de produits d'accessibilité aux États-Unis et au Canada.

La somme de 1000$ investie dans les actions de Savaria au 31 décembre 2008 vaut aujourd'hui 9700$. Depuis le 1er janvier, le titre a gagné près de 50%. Malgré sa petite taille, Savaria verse un dividende correspondant à 40% des fonds en provenance de l'exploitation.

«La société satisfait la plupart de nos critères d'évaluation, dit Philippe Le Blanc, président et gestionnaire de portefeuille de la firme Cote100, qui détient dans son fonds RÉA des participations dans plusieurs PME du Québec. Le bilan est solide, elle affiche une bonne croissance en plus d'être rentable. Mais à plus de 15 fois les profits, ce n'est pas donné, bien qu'elle mérite sans doute son multiple.»

Wanted scrute le marché de l'emploi à la loupe

Autre secret bien gardé, la société Wanted Technologies, de Québec, propose une gamme de produits assurant une veille stratégique sur le marché de l'embauche. Wanted capture l'information sur les sites d'emploi en ligne et les sections carrières des sites d'entreprise dans 150 pays.

Sa base de données contient pas moins de 1 milliard de documents, qui regroupent des renseignements comme la date d'ouverture du poste, la description de l'emploi, incluant les exigences et les responsabilités, l'employeur, l'emplacement et l'industrie dans laquelle évolue l'employeur.

L'année financière qui s'est terminée le 30 juin 2014 a vu la PME réaliser des ventes records de 10 millions et un profit net de 2,6 millions. La presque totalité des ventes se fait par abonnement annuel et a un caractère récurrent. Au moins 80% des revenus proviennent des États-Unis.

Toutefois, ses marges se sont sérieusement érodées au premier trimestre 2015, clos le 30 septembre dernier.

Le bénéfice par action est passé de 0,019$, au premier quart de 2014, à 0,003$, un an plus tard. Les frais d'exploitation trimestriels ont bondi, passant de 1,4 à 2 millions en 12 mois. La société a décidé de faire grandir l'équipe de vente directe à la suite de la résiliation d'une entente de distribution avec l'un de ses revendeurs, en juin 2014.

L'entreprise, dirigée par Meredith Amdur, détient des liquidités de 7 millions et sa dette à long terme s'élève à 328 000$ seulement. Ex-vice-présidente Stratégie digitale de DirectTV, Mme Amdur a remplacé Bruce Murray à la tête de Wanted en octobre dernier.




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