Tarifs de garderie: «aucun impact» sur les femmes au travail

Francine Charbonneau, ministre de la Famille, se montre convaincue... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Francine Charbonneau, ministre de la Famille, se montre convaincue que les femmes ne vont pas décider «de se retirer du marché du travail pour 1$ de plus».

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Louise Leduc
La Presse

Les hausses de tarifs dans les garderies annoncées la semaine dernière n'auront «aucun impact ou très peu d'impact» sur la présence des femmes sur le marché du travail, croit Francine Charbonneau, ministre de la Famille.

En entrevue à La Presse hier, en marge du lancement des travaux de la Place Bell, à Laval, la ministre Charbonneau a fait valoir que 60% des familles paieront moins de 9$ par jour en frais de garde.

Elle se montre donc convaincue que les femmes ne vont pas décider «de se retirer du marché du travail pour 1$ de plus».

Mme Charbonneau a néanmoins reconnu de nouveau que son gouvernement «aurait peut-être dû demander une étude» au Conseil du statut de la femme sur les effets possibles des changements de tarifs dans les garderies sur l'accès au travail des mères.

Cela étant dit, a-t-elle ajouté, «on ne les a pas interpellés et ils ne nous ont pas interpellés non plus», a dit Mme Charbonneau.

Fait à noter, le 6 octobre, Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, avait cependant envoyé une lettre à Mme Charbonneau dans laquelle elle invitait le gouvernement «à effectuer une analyse différenciée selon les sexes afin d'évaluer l'impact qu'une modulation de la tarification des services de garde aurait sur la présence des mères de jeunes enfants sur le marché du travail».

Dans sa lettre, le Conseil rappelait au gouvernement «qu'il est en faveur de l'uniformité des frais des services de garde éducatifs assumés par les parents, quel que soit leur revenu ou le type de service de garde fréquenté».

Recommandation non suivie

Ce n'est pas la voie retenue par le gouvernement Couillard, pas plus qu'il n'a suivi la recommandation du comité Robillard sur la réforme des programmes. Dans son rapport, ce comité proposait, lui, que tous les parents paient 35$ par jour, une formule qui, selon lui, par le jeu des remboursements d'impôt, serait la moins lourde pour les familles défavorisées.

«J'aurais été encore moins populaire la semaine dernière si j'avais annoncé qu'on allait faire passer les tarifs à 35$ par jour!», a ironisé la ministre Charbonneau, évoquant par là la tempête qu'elle a dû traverser ces derniers jours.

Ce scénario des 35$ par jour a été proposé au gouvernement il y a environ deux semaines, mais il a été rejeté «en raison du regard politique plutôt qu'administratif» que les élus doivent avoir, a fait valoir Mme Charbonneau.

De toute manière, elle se dit certaine que la voie choisie est celle qui aura le moins d'impact sur les familles, particulièrement sur les plus pauvres, et que les conséquences pour les femmes, selon les données du Ministère, seront presque nulles.




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