Ciment McInnis: le ministre Daoust rassure le consul américain

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Le ministre Jacques Daoust a expliqué à Hale VanKoughnett que le gouvernement québécois ne subventionne pas le projet de 1,1 milliard de dollars, qui doit être construit à Port-Daniel.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le ministre du Développement économique Jacques Daoust a rencontré le consul des États-Unis à Québec pour lui assurer que le gouvernement du Québec n'enfreint pas les règles de commerce international en investissant dans un projet de cimenterie en Gaspésie.

M. Daoust a expliqué à Hale VanKoughnett que le gouvernement québécois ne subventionne pas le projet de 1,1 milliard de dollars, qui doit être construit à Port-Daniel.

Selon le ministre, les prêts garantis offerts par le gouvernement comportent des taux comparables au marché et ses prises de participation sont régulières.

Au total, par l'intermédiaire de la Caisse de dépôt et placement et Investissement Québec, le gouvernement québécois a injecté 450 millions de dollars dans le projet de Ciment McInnis.

Les États-Unis préparent une contestation du projet devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les autorités américaines craignent la concurrence du projet sur les cimenteries américaines.

En Chambre, mercredi, M. Daoust a affiché une confiance inébranlable que le projet ne contrevient pas aux règles de l'OMC qui régissent le commerce international.

Selon M. Daoust, à travers ses sociétés d'État, le gouvernement québécois agit de la même façon qu'un investisseur institutionnel normal.

«Dans ce dossier-là, on n'est pas subventionnaires nulle part, on est des investisseurs normaux, a-t-il dit. Et depuis quand les accords mondiaux de commerce, les accords internationaux, disent que quand on fait un investissement sur une base régulière, comme tout investisseur institutionnel, ça devient illégal?»

Après la période des questions, M. Daoust a expliqué qu'il a rencontré les autorités américaines afin de leur transmettre cette information.

«Le consul a écouté, ce n'était pas une rencontre qui a duré très longtemps, a-t-il dit. Il m'a posé la question et je lui ai dit: «écoutez, comme tout investisseur institutionnel, c'est un bon dossier, on investit dedans.» Il n'y a rien qui empêche ça sur la planète.»




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