Conflit réglé entre la CSD et ses salariés

Des membres de la Centrale des syndicats démocratiques.... (PHOTO MICHEL TREMBLAY, ARCHIVES LE QUOTIDIEN)

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Des membres de la Centrale des syndicats démocratiques.

PHOTO MICHEL TREMBLAY, ARCHIVES LE QUOTIDIEN

Jasmin Lavoie
La Presse

La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a mis fin jeudi à une grève générale d'une semaine l'opposant... à ses propres employés.

Les 80 salariés de la CSD et la direction du syndicat se sont entendus sur une nouvelle convention collective de trois ans. Ils ont ainsi mis fin à « la première grève du genre » de la centrale syndicale, selon le président du syndicat des salariés Éric Gagnon. Les salariés sont principalement des employés de bureau et des conseillers syndicaux.

Quelques heures avant de signer l'accord, les syndiqués ont pourtant rejeté l'offre patronale en assemblée générale à plus de 60 %.

Dans cette entente, la direction de la CSD aurait offert un gel salarial à ses employés. Les deux parties se sont finalement entendues sur une augmentation de 2 % des salaires par année. « Il n'y a pas de gagnant ni de perdant, on a réussi à mettre nos différends de côté », a indiqué Éric Gagnon, qui se réjouit de la signature de la nouvelle convention collective.

Mais le retour au travail semble avoir laissé quelques traces dans les relations de travail entre la direction et le syndicat. Lorsque La Presse a sollicité une entrevue avec le président de la CSD, François Vaudreuil, la directrice des communications nous a suggéré « d'appeler directement à la centrale ». Celle qui faisait partie des salariés en grève a expliqué qu'elle était incapable d'entrer en contact avec François Vaudreuil.

Une fois jointe, la direction de la CSD a préféré ne pas émettre de commentaires sur l'entente conclue.

S'il s'agit d'un premier conflit de travail de ce type pour la CSD, ce n'est pas la première fois qu'une centrale syndicale doit composer avec une grève de ses salariés, selon Alain Barré, professeur de relations industrielles à l'Université Laval. Il croit que les directions de syndicats ont la réputation d'être de redoutables négociateurs. « Ça ne me surprend pas, parce que les centrales [syndicales] ont des attitudes rigides à la table des négociations. Si [les syndicalistes] sont capables de faire la grève avec des employeurs, ils sont capables de la faire entre eux. »




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