Conventions collectives: impasse aux casinos de Montréal et Gatineau

Si le conseiller syndical Jean-Pierre Proulx du Syndicat... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Si le conseiller syndical Jean-Pierre Proulx du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) reste discret sur les atouts que ces travailleurs conservent dans leurs manches, il reconnaît qu'ils pourraient aller jusqu'à déclencher une grève.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Les croupiers des casinos de Montréal et du Lac-Leamy, à Gatineau, ont enfilé des souliers loufoques samedi dans le cadre d'une première journée de moyens de pression afin que la négociation de nouvelles conventions collectives, qui traîne depuis 15 mois, accélère.

Si cette première manifestation se veut plutôt rigolote, les employés syndiqués n'entendent pas à rire et sont sérieux dans cette démarche qui pourrait mener à des moyens de pression plus sévère en pleine haute saison touristique.

«Si jamais l'employeur ne réalise pas que les employés sont organisés et sérieux, les prochains moyens de pression pourront prendre une autre allure. Plutôt que de faire des blagues, tout en incitant les clients à venir nous rencontrer dans les casinos, on fera exactement le contraire», a expliqué le porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Jean-Pierre Proulx.

Sept syndicats affiliés au SCFP présents aux casinos de Montréal, Gatineau et Charlevoix tentent depuis 15 mois de boucler la section normative de leurs nouvelles conventions collectives, soit les dispositions touchant notamment les horaires de travail et les vacances.

Une fois cette partie conclue, Loto-Québec et ses syndiqués devront former une table commune afin d'attaquer la partie monétaire, où les questions de salaires seront entre autres négociées.

«On a signalé notre désir de passer dès maintenant aux questions monétaires, mais l'employeur a demandé une dernière rencontre pour finaliser le normatif. On a accepté, mais voilà qu'on demande maintenant d'aller en médiation. Ça veut dire qu'on va traîner encore longtemps sur des éléments qui, vraiment, pourraient être réglés en quelques minutes», a souligné M. Proulx.

«Nous craignons que Loto-Québec veuille étirer les négociations jusqu'en octobre, pendant la saison basse, pour nous menacer de nous mettre en lock-out. Je vous signale aussi que (dans le dernier rapport annuel), on a remarqué que les revenus provenant des casinos étaient en baisse. Cette année, ça ne s'améliore pas. On craint qu'on veuille blâmer les syndiqués et les moyens de pression pour les mauvais rendements à venir», ajoute-t-il.

Si Loto-Québec admet que la reprise dans les casinos du Québec n'est pas aussi bonne qu'espérée, elle se défend d'étirer les négociations dans le but de déclencher un lock-out au sein de ses employés. 

«Pas du tout, on a aucune intention de lock-out. On veut en arriver à des ententes négociées comme ce fut le cas par le passé. Le lock-out n'est ni une stratégie ni un but, c'est une démarche alors qu'absolument rien n'a fonctionné. On n'en est pas là, le médiateur va nous aider. Notre but, c'est de s'entendre avec les syndicats», a affirmé le directeur des relations de presse chez Loto-Québec, Jean-Pierre Roy.  

L'an dernier, plus de 2000 autres travailleurs, affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont par ailleurs conclu des ententes prévoyant une hausse salariale de 2 % par année pour les cinq prochaines années.

Les 1100 employés représentés par le SCFP pourraient réclamer essentiellement des mesures similaires.

- Avec La Presse Canadienne




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