Des idées pour les finances publiques et la santé

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Un lecteur propose de réduire d'une année le passage au cégep.

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Plusieurs centaines de lecteurs ont répondu à notre appel en faisant des suggestions, parfois détaillées, pour assainir les finances publiques. Nous avons dû retenir seulement quelques idées et réécrire légèrement les textes pour en réduire la longueur. Merci de votre participation.

Voici des suggestions qui concernent des secteurs autres que la santé.

Pierre Joyal: une seule facture scolaire/municipal

Concernant les taxes municipales et scolaires, pourquoi ne pas les fusionner sur la même facture (avec le détail pour chacune), d'autant que le calcul se fait à partir de la même évaluation foncière. Dans cet exercice, tout est dupliqué inutilement.

PiBlay (pseudonyme): l'université en ligne

Réformer l'éducation pour offrir des cours en ligne. Les meilleures universités du monde s'y mettent et donnent des diplômes. Certaines font payer un tarif fixe pour la tenue d'examens. Ceci réduit les coûts significativement et augmente la qualité puisque tous les étudiants ont accès aux meilleurs profs, aux meilleurs cours, et à meilleur prix.

Louise Potvin: contrer l'évasion des esthéticiennes

Il faut instaurer le même système qui existe dans la restauration aux salons de massage, d'esthétique et de coiffure. Il y a beaucoup d'évasion de taxes là.

Pierre Poulin: éliminer le crédit en raison de l'âge

Je suggère que nous abolissions le crédit d'impôt en raison de l'âge (NDLR: 211 millions par an). En quoi le seul fait d'être (plus) âgé, à partir d'un même revenu, constitue-t-il pour ce contribuable un fardeau qui nécessiterait un ajustement fiscal de la part de l'État? L'impôt doit s'appliquer sur le revenu.

Ginette Collin: pas de CPE pour les riches

Je propose que les garderies subventionnées ne soient disponibles que pour les gens de la classe moyenne ou moins. Il n'y a aucune raison pour qu'un couple qui fait 200 000$ ait de l'aide du gouvernement pour faire garder ses enfants. La subvention devrait être en proportion du revenu de la famille.

Gilles Brière: taxer la drogue

Plusieurs secteurs ne sont pas taxés parce qu'ils sont illégaux, comme la vente de cannabis et la prostitution. Les services policiers y dépensent des sommes importantes. Le système judiciaire s'engorge. Les prisons débordent. Le gouvernement ne récolte rien. La consommation de cannabis et la prostitution sont là pour rester. Pourquoi ne pas les taxer?

Financier anonyme: récompenser la réussite universitaire

Le problème en éducation, c'est qu'il n'y a pas d'incitatif à la réussite. Or, la récompense stimule l'effort. À l'université, on devrait doubler les droits de scolarité, mais en augmentant aussi les prêts. Si l'étudiant termine dans le temps prévu plus un an, on élimine de 60 à 80% de sa dette, par exemple, avec pour résultat un endettement moindre qu'aujourd'hui. Donc, un étudiant termine un bac en enseignement en quatre ou cinq ans, on élimine la majorité de sa dette. Résultat: une éducation accessible, mais avec un taux de réussite plus élevé.

François Lajeunesse-Robert: des appels d'offres simplifiés

Revoir le système public d'appels d'offres et simplifier la production des cahiers des charges et d'évaluation des candidatures. Par exemple, le gouvernement pourrait exploiter un service de CV en ligne où tous les consultants doivent créer et maintenir un CV. Les entreprises pourraient lier directement leurs candidats dans ce service, ce qui simplifierait la tâche aux entreprises. Pareillement, les entreprises pourraient y décrire leur expérience et d'autres éléments.

François Gagnon: faire payer pour la SQ

La réforme policière de 2001 a entraîné des coûts importants au gouvernement en faisant bénéficier certaines municipalités des services à rabais de la Sûreté du Québec. La facturation de 53% des coûts de la SQ ne correspond pas à la réalité. Est-il normal de faire payer par l'ensemble des citoyens le coût de la police dans des villes telles que Drummondville, Saint-Hyacinthe, Victoriaville, Rimouski, Saint-Georges, et j'en passe.

Micheline Leblanc: regrouper des organismes

Pourquoi ne pas regrouper certains organismes? Nous avons un ministère responsable de la Condition féminine, alors pourquoi gardons-nous un Conseil du statut de la femme et une Fédération des femmes du Québec? Nous avons un ministère de l'Éducation, avons-nous besoin d'un Conseil du loisir scientifique? Le Bureau du forestier en chef pourrait relever du ministère de l'Environnement, le Centre d'étude sur la pauvreté pourrait relever du ministère de la Famille, etc.

Yvan Bédard: éliminer une année de cégep

Pourquoi les Québécois doivent-ils étudier une année de plus qu'ailleurs pour obtenir le même diplôme universitaire? Réponse: la formation collégiale préuniversitaire de deux années. Celle-ci pourrait être réduite à une seule année.

Swimmama (pseudonyme): fermer les Maisons du Québec

Ne pourrait-on pas mettre l'argent des Maisons du Québec à l'étranger dans les universités, l'éducation, les routes ou le domaine de la santé?

Éric Rondeau: miser sur des véhicules électriques

Les usagers de véhicules électriques dépensent en électricité à peine 10% de ce que cela coûte en pétrole. On parle de 14 milliards annuellement en coûts d'importation pétrolière pour le Québec. En établissant des mesures incitatives similaires à celles de la Norvège, nous pourrions nous aussi faire des gains économiques importants tout en assainissant l'air.

Éric Daoust: réduire le nombre de régions administratives

Je vous propose de réduire le nombre de régions administratives. Elles sont actuellement de 17.

Dix idées pour la santé

François Langlois: espacer les visites médicales

Une grande portion du temps des médecins généralistes est consacrée aux visites de routine destinées à prévenir les problèmes. Cette façon est grandement remise en question. Il est douteux, aux yeux même des experts, que cette habitude soit efficiente. On pourrait espacer ces examens de 1 an (comme c'est le cas maintenant) à 2, 3 ou 4 ans dans des groupes de patients sans diagnostic compromettant (diabète, maladie cardiaque, etc.).

Claudette Lalonde: une facture à l'hôpital

Pourquoi ne devrions-nous pas signer une facture reflétant les coûts réels des services utilisés lorsqu'on va à l'hôpital, dans une clinique ou chez le médecin? Cela aurait pour conséquences d'informer les citoyens et peut-être de les inciter à refuser certains examens de routine ou rendez-vous de «contrôle».

Christian B. Boulet: des GMF efficaces

Le groupe de médecine de famille (GMF) auquel je suis inscrit, à Québec, a une ligne téléphonique dédiée qui, tous les matins à partir de 5 ou 6h, attribue des places de sans rendez-vous pour la journée. Il vous donne un intervalle d'une heure dans lequel vous pourrez voir un médecin. De plus, il vous rappelle une heure avant votre rendez-vous. Il s'agit d'un système automatisé. Chaque fois, j'ai attendu un maximum de 10 minutes entre mon arrivée à la clinique et la rencontre. On évite ainsi les cliniques bondées et la transmission de microbes. De plus, on peut continuer à travailler et se déplacer uniquement au moment prévu. Imaginez ce système partout au Québec?

Systane (pseudonyme): rendez-vous inutile en santé

Mon médecin m'a dit que je devais reprendre rendez-vous à son bureau pour connaître mes résultats d'examen sanguin et autres. J'ai toujours cru qu'il m'aurait contacté en cas d'anomalie. À cela, il m'a répondu qu'au nombre de patients rencontrés, il lui était impossible de faire un tel suivi... Il est certainement possible de créer un programme informatique qui aviserait automatiquement le médecin traitant chaque jour si un patient présente une anomalie. Cela éviterait une importante perte de temps et d'argent pour tous!

Gabriel Bruneau: faire payer les repas à l'hôpital

Une idée serait de faire payer pour les repas reçus à l'hôpital. Étant donné que nous devons payer notre nourriture partout ailleurs et que le patient devrait se nourrir de toute manière s'il était chez lui, il me semble normal qu'il assume les coûts alimentaires liés à son hospitalisation. Grâce au pouvoir d'achat des hôpitaux, les coûts alimentaires sont probablement plus bas qu'à la maison, donc, en vendant les repas au prix coûtant, l'hôpital couvre ses frais et le patient ne débourse pas vraiment plus qu'à la maison. On peut créer un programme d'aide pour les patients pauvres.

Médecin anonyme: oublier la Ferrari en santé

Les médecins ont comme directive d'offrir aux patients des technologies de plus en plus dispendieuses. Autrement dit, ceux qui parviennent à entrer dans le système de santé en ressortent avec l'équivalent d'une Ferrari. Et ce sont des tiers qui paient. Il faut choisir. Autre exemple: l'hémodialyse. La cause principale d'insuffisance rénale est le diabète, qui est croissance constante. Au Québec, on dialyse tout le monde, un vrai bar ouvert, ce qui sera bientôt ingérable à cause des coûts. Au Royaume-Uni, l'hémodialyse n'est plus gratuite à partir de 70 ans.

Jérôme Dionne: des ambulances payantes

Seulement en augmentant l'âge de la gratuité de l'ambulance (à partir 65 ans), on économiserait beaucoup. Les gens plus vieux sont de plus en plus en forme.

Hélène Lemire: le courriel dans la santé

Pour revoir l'ORL, je dois d'abord voir mon médecin généraliste, qui ne fera rien d'autre que signer un bout de papier que je remettrai au premier spécialiste! Pourquoi ne pourrais-je pas prendre rendez-vous directement auprès de l'ORL? On crée un goulot d'étranglement inutile en obligeant les patients à consulter chaque fois le médecin de famille pour des examens de suivi ordinaires ou le renouvellement d'ordonnances. Un autre exemple? Pourquoi les hôpitaux n'entrent-ils pas dans le XXIe siècle et n'adoptent-ils pas le courriel au lieu du télécopieur?

Jacques Benoit: payer les médecins à salaire

Il faudrait que les médecins soient à salaire, ce qui n'empêcherait pas de bien les payer. Les payer à l'acte, n'est-ce pas les inciter à multiplier ceux-ci?

René Laferte: centraliser les achats

J'étais représentant technique (je suis à la retraite). Dans les hôpitaux, des bureaux d'achat passent souvent des commandes chez des distributeurs généralistes, par exemple pour les valves de contrôle, les régulateurs de pression et l'instrumentation des centrales thermiques (vapeur pour le chauffage, la buanderie et la stérilisation des appareils). En procédant ainsi, on introduit un intermédiaire dont on pourrait se passer, en plus de ne pas se prévaloir des rabais d'un distributeur exclusif et autorisé. Si on multiplie le tout par le grand nombre d'hôpitaux, de palais de justice, d'immeubles gouvernementaux...




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