Lolë: de nouveaux propriétaires pour conquérir le monde

Une boutique de vêtements Lolë... (Photo d'archives, fournie par les ateliers Lolë)

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Une boutique de vêtements Lolë

Photo d'archives, fournie par les ateliers Lolë

L'entreprise de Longueuil Coalision, à laquelle on doit les vêtements décontractés Lolë, change de propriétaires. Ses nouveaux investisseurs possèdent les contacts et l'expertise qu'il faut pour propulser la marque aux quatre coins du monde, croit le président, Bernard Mariette, qui les a lui-même recrutés.

Le groupe d'investisseurs «stratégiques et financiers» est composé de Simon Equity Partners - bras financier de la famille américaine Simon, fondatrice de la plus grande société immobilière du monde -, de membres de la famille Hermès - maison française de maroquinerie et de prêt-à-porter de luxe -, de membres de la famille Desmarais (propriétaire de Power Corporation du Canada et de La Presse), du Fonds de solidarité FTQ et de Pélican (un fonds d'investissement appartenant à 30 personnes, dont Bernard Mariette, les membres de la direction de Coalision et ses fondateurs).

Bernard Mariette, président de la marque de vêtements... (Photo fournie par Lolë) - image 2.0

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Bernard Mariette, président de la marque de vêtements Lolë.

Photo fournie par Lolë

Ensemble, ces investisseurs ont racheté la majorité des actions que détenait le fonds d'investissement privé torontois Kilmer Capital Partners. La nouvelle sera rendue publique aujourd'hui. «On savait que Kilmer devait vendre, car son horizon de placement est de cinq ans», explique Bernard Mariette, joint par La Presse au Pays basque.

C'est ce qui a motivé le PDG à joindre sept personnes, des amis, pour les convaincre de participer à l'expansion de Lolë. «Cinq ont dit oui. Et les deux autres, je ne comprends pas pourquoi! Je n'avais pas besoin de leur argent, mais de leurs compétences. Nous avons des ambitions mondiales et nous n'avions pas le réseau ni les ressources financières pour faire ça. Il faut mettre toutes les cartes dans son jeu.»

Tandis que le groupe Simon pourra aider Lolë à s'établir dans les centres commerciaux américains, la famille Hermès sait comment créer des marques fortes et les Desmarais possèdent des contacts partout dans le monde, résume Bernard Mariette. Quant au Fonds de solidarité FTQ, on a fait appel à lui parce qu'il «comprend les besoins d'une entreprise du Québec qui veut devenir mondiale».

La somme versée par le Fonds de solidarité FTQ et son pourcentage de participation dans Coalision sont confidentiels. «On a acheté la vision de Bernard Mariette. On aime beaucoup le fait qu'il veuille exporter la marque. On aime son ambition pour ses produits issus du Québec», dit la vice-présidente principale responsable du dossier, Janie C. Béïque.

«Ça va être difficile, car il y a beaucoup d'acteurs, de grands acteurs [Lululemon, The North Face, Patagonia], mais on a des atouts. On est super flexibles, vu qu'on est petits, et on est authentiques», relate Bernard Mariette.

Hausse de 130% en trois ans 

À l'heure actuelle, Coalision compte 16 boutiques Lolë dans le monde et 1700 points de vente qu'elle approvisionne en tant que grossiste. Bernard Mariette croit qu'il exploitera 100 boutiques «à terme», sans préciser d'horizon. Ces magasins seront ouverts en Amérique du Nord et en Europe. Lolë s'établira d'ailleurs à New York, dans le quartier SoHo, le 22 mai.

En Asie et en Amérique du Sud, l'expansion - dès 2015 ou 2016 - se fera plutôt en réalisant des partenariats. Le Brésil, qui impose «d'importantes barrières tarifaires», est dans les plans pour 2018.

Les revenus annuels de l'entreprise, qui devraient dépasser 100 millions en 2014, ont bondi de 130% depuis trois ans. Le PDG croit être en mesure de maintenir une telle croissance. «Si j'étais en Bourse, je ne dirais pas cela, mais j'espère faire encore mieux!»

Déménagement à Montréal 

Bernard Mariette espère par ailleurs déménager «d'ici deux ans» à Montréal le siège social de Coalision qu'il juge "isolé", à Longueuil. Il n'est pas trop petit pour ses 156 employés, mais pas assez «glamour» à son goût, ce qui complique le recrutement de talents à l'étranger. «On réfléchit pour aller dans l'île, à un endroit glamour ayant de l'énergie et de la créativité.»

D'ici là, Coalision devrait avoir lancé une première collection pour hommes, prévue pour le début de 2015. La collection comprendra des «vêtements polyvalents pour la marche, la course et le yoga». L'entreprise n'a pas encore décidé si elle utilisera le nom Lolë ou si elle créera une autre marque.

L'été dernier, Coalision a vendu sa marque de vêtements Orage à son créateur Éric D'Anjou et à son directeur du marketing, Mike Nick, «pour se concentrer sur les vêtements de bien-être». Coalision détient aussi la marque de vêtements Paradox, vendue chez Costco.




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