Les chefs réagissent à la fermeture d'Electrolux à L'Assomption

Depuis qu'il avait annoncé la délocalisation de l'usine... (Photo Bartek Sadowski, Archives Bloomberg)

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Depuis qu'il avait annoncé la délocalisation de l'usine de L'Assomption en 2010, le géant suédois des électroménagers repoussait la date de la fermeture définitive des installations.

Photo Bartek Sadowski, Archives Bloomberg

Étienne Fortin-Gauthier
La Presse Canadienne
L'ASSOMPTION

Après des mois d'incertitude, les employés de l'usine Electrolux de L'Assomption ont appris vendredi que l'usine fermera définitivement le 18 juillet prochain.

Depuis qu'il avait annoncé la délocalisation de l'usine de L'Assomption en 2010, le géant suédois des électroménagers repoussait la date de la fermeture définitive des installations.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, député de L'Assomption, s'est rendu sur place pour rencontrer des représentants des employés et leur signifier son appui.

«C'est un drame, 1300 personnes qui se font annoncer la date de fermeture. Tout ce qu'on peut faire, qu'il s'agisse de services psychologiques ou autres. Il faut tout faire pour maintenant remplacer ces emplois-là. Aujourd'hui, c'est le deuil», a indiqué M. Legault, sous une pluie battante devant l'usine.

Pendant ce temps, les travailleurs étaient rencontrés par leur employeur. Les activités de l'usine d'Electrolux seront transférées vers une autre usine du groupe à Memphis aux États-Unis, comme cela avait été annoncé il y a déjà quelques années.

Le départ du plus grand employeur de L'Assomption est un coup dur pour l'économie de la municipalité, selon François Legault.

«C'était 1300 emplois à 25 $ de l'heure. Il va y avoir un impact majeur. Ça fait trois ans qu'on le sait et le PQ n'a rien fait en 18 mois, rien, rien, rien», avait affirmé le chef caquiste, lors d'un point de presse improvisé plus tôt dans la journée.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, jure avoir tout fait en son possible pour trouver une solution au dossier Électrolux.

«On a travaillé très fort avec les gens d'Electrolux. On a même proposé des démarcheurs pour tenter de retrouver des repreneurs de l'usine. Nous ne les lâcherons pas, car nous croyons qu'il est possible de trouver d'autres investisseurs», a-t-elle affirmé.

La chef péquiste a renvoyé la balle dans le camp de son adversaire caquiste. «On a un bel exemple de délocalisation qui profite de certains avantages dans l'État (le Tennessee) dans lequel ils vont se retrouver. M. Legault nous dit qu'il faut abolir toutes les formes d'aides aux entreprises pour les retenir au Québec, on a un bel exemple de ça», a-t-elle lancé.

Pierre Paquette, qui se présente pour le Parti québécois contre François Legault dans L'Assomption, a dénoncé l'attitude de l'employeur et l'accuse de n'avoir rien fait pour aider les employés touchés.

«On est en colère contre Electrolux, car l'entreprise refuse de donner l'heure juste. On aurait pu faire des choses, mais tant que l'usine n'est pas à vendre, on ne peut pas entreprendre des démarches pour trouver des acquéreurs», a-t-il souligné.

Le chef libéral Philippe Couillard a pour sa part affirmé qu'il faut agir avec diligence pour aider les employés touchés par la fermeture.

«Il faut réagir immédiatement pour les gens et ensuite les mettre sur la trajectoire de l'espoir avec de nouveaux projets. Si la décision est basée sur le salaire horaire, Québec ne doit pas entrer en compétition sur l'abaissement des conditions de travail», a indiqué M. Couillard.

Il en a profité pour décocher une attaque à l'endroit du Parti québécois.

«Je vois le contraste entre les soucis réels de la population. Imaginez les familles dans cette situation, alors qu'on passe des minutes et des minutes à discuter de référendum ou de la question du code vestimentaire. Ça montre à quel point le gouvernement est déconnecté», a dit M. Couillard.




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