Les employés du Massif rejettent la proposition de la conciliatrice

La grève semble plus que jamais inévitable au centre de ski charlevoisien, Le... (Archives Le Soleil)

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La Presse Canadienne
Petite-Rivière-Saint-François

La grève semble plus que jamais inévitable au centre de ski charlevoisien, Le Massif, alors que les employés ont voté, lundi soir, contre une proposition élaborée par une conciliatrice.

Les employés du Massif, situé à Petite-Rivière-Saint-François, ont rejeté dans une proportion de 63 pour cent la proposition qui leur a été présentée.

La durée de la convention collective suggérée et les hausses salariales de 11,5 pour cent, sur 6 ans, ne passaient tout simplement pas auprès de 86 des quelques 230 travailleurs réunis en assemblée générale spéciale.

L'exécutif syndical recommandait pourtant aux employés d'accepter l'offre, mais la méfiance des syndiqués est grande envers Daniel Gauthier, selon Ann Gingras de la CSN et Sylvain Guay, président du syndicat des salariés du Massif.

Les travailleurs ont jugé que l'offre était «trop peu suffisante et respectueuse», a fait savoir le syndicat dans un communiqué publié en soirée.

Les syndiqués ont un mandat de grève en poche, depuis une semaine. La semaine de relâche scolaire serait le moment ciblé pour l'appliquer si aucune entente n'intervient d'ici là.

«Il est évident que la plaie laissée ouverte suite aux promesses non tenues il y a six ans par Daniel Gauthier est encore bien vive. Aujourd'hui, (la) ténacité et (la) solidarité (des syndiqués) sont encore plus fortes et ils ont l'intention de ne pas céder», selon Mme Gingras.

La convention collective au Massif est échue depuis le 31 décembre 2013. Le syndicat soutient que la «dernière véritable négociation» entre les parties remonte à plus de huit ans.

La partie patronale s'est dite déçue et surprise par la décision de lundi d'autant plus que l'exécutif syndical suggérait d'approuver la proposition.

La semaine dernière, Mme Gingras exigeait l'intervention de la première ministre Pauline Marois, députée de la circonscription de Charlevoix, dans le dossier.

Selon elle, les subventions versées pour le développement du Massif imposent que le gouvernement exige des comptes aux dirigeants du projet, notamment en matière de création d'emplois. (CIHO)




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