Le CAA-Québec dresse un sombre bilan des prix de l'essence en 2013

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Pour une septième année, l'organisation a dressé son bilan des prix de l'essence et la plupart des constats qui y apparaissent ont de quoi faire sourciller n'importe quel conducteur.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Le CAA-Québec estime que les automobilistes ont eu d'excellentes raisons de grincer des dents en 2013.

Pour une septième année, l'organisation a dressé son bilan des prix de l'essence et la plupart des constats qui y apparaissent ont de quoi faire sourciller n'importe quel conducteur.

Elle y indique que, la plupart du temps, le carburant a été plus cher par rapport à 2012 «non pas parce que le coût du baril (de pétrole brut) a explosé mais plutôt en raison des marges bénéficiaires plus importantes à la pompe».

Sans grande surprise, «les consommateurs ont payé la note».

En moyenne, à travers la province, la marge bénéficiaire brute des détaillants a bondi de 14% entre 2012 et 2013.

La situation la plus cauchemardesque pour les consommateurs a été observée au Saguenay-Lac-Saint-Jean où l'augmentation a été de l'ordre de 41% pendant cette période.

Le directeur adjoint recherche et affaires publiques pour le CAA-Québec, Philippe St-Pierre, avance que «le prix du pétrole brut à la sortie de la raffinerie a été légèrement en baisse en 2013 par rapport en 2012. Les automobilistes auraient donc été en droit de s'attendre à de meilleurs prix à la pompe».

M. St-Pierre juge, cependant, qu'il existe «une lueur d'espoir» dans la région de Québec.

Il précise qu'«on y note une volonté, depuis l'automne dernier, d'avoir des prix plus compétitifs, ce qui n'est pas étranger à l'arrivée d'un nouveau joueur indépendant qui a une politique très agressive en termes de fixation des prix à la pompe».

Philippe St-Pierre ajoute que cet exemple pousse son organisation à vouloir continuer de marteler un message bien précis.

Il lance que le CAA-Québec se fait constamment un devoir d'avancer que «les indépendants peuvent faire mieux (...) surtout ceux qui ont la capacité de concurrencer les multinationales».

Ainsi, les conducteurs composeront peut-être moins souvent avec le type de surprise qui les attendait en Estrie le 30 août dernier.

Les consommateurs qui avaient eu besoin d'essence à ce moment avaient dû débourser 148,4 cents le litre pour s'en procurer à Sherbrooke, ce qui a représenté le prix le plus élevé observé par le CAA-Québec en 2013.




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