La vie en Horticolor

Philip Thompson, Fabienne Michelland et Pierre Bertrand, de... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Philip Thompson, Fabienne Michelland et Pierre Bertrand, de l'agence de pub Horticolor, specialisée en impression d'étiquettes pour plantes.

Photo Martin Chamberland, La Presse

Le printemps se fait attendre, mais les dirigeants d'Horticolor ont la tête à l'été depuis plusieurs mois déjà. C'est que les commandes des clients pour qui l'agence de communications conçoit notamment des étiquettes d'identification de plantes ont cours d'octobre à la fin mars.

«Le gros de notre production arrive l'hiver, souligne Philip Thompson, directeur ventes et marketing d'Horticolor. Après ce long hiver, on pense que les consommateurs vont être déchainés et mettre de la verdure partout! Mais ça ne nous affectera pas directement, car nos clients ne doubleront pas leur production d'étiquettes qu'ils commandent longtemps à l'avance.»

Implantée à Boucherville, Horticolor produit du matériel de communications pour des producteurs en horticulture depuis 1995. Même si l'agence est très spécialisée, elle cherche constamment des moyens d'innover dans une industrie où il faut encore convaincre les producteurs de la nécessité de bien présenter et identifier leurs plantes, arbustes et fleurs. «Les plantes, c'est comme tout autre produit de consommation: il faut bien les emballer», estime Philip Thompson.

«De plus en plus, on passe du temps en recherche et développement, en partenariat avec l'imprimeur Bellwyck Packaging Solutions (Ontario) à qui on appartient», ajoute Pierre Bertrand, directeur général d' Horticolor.

Il y a cinq ans, devant la baisse du nombre d'étiquettes commandées par client, Horticolor lançait un programme de conception d'étiquettes pour des producteurs avec moins de moyens financiers. Baptisé Versa, il impose certaines formes et modèles d'étiquettes, mais a intéressé 50 clients, dont 25 nouveaux. Résultat? Versa représente aujourd'hui 40% du chiffre d'affaires de l'entreprise. «On faisait plus du sur-mesure avant, du haut de gamme, donc c'était plus cher, note Philip Thompson. À cause de Versa, il y a eu un déplacement des investissements de certains grands clients. Ça nous a fâchés au départ! Mais être cantonné seulement dans du haut de gamme n'est pas viable à long terme.

«Ce qui s'offre dans le marché, c'est habituellement des étiquettes plus génériques, sans personnalisation, poursuit Philip Thompson. Avec Versa, on offre un entre-deux, car on peut quand même personnaliser les étiquettes. Ça a tout de même attiré une jeune clientèle qui n'a pas encore les reins solides. Comme ces clients commandent un moins grand volume d'étiquettes, 50 000 contre 250 000, par exemple, on attend d'avoir plusieurs commandes avant d'impression.»

Se diversifier

Mais il faut plus pour faire croître le chiffre d'affaires de 1,5 million de dollars d'Horticolor (dont 70% des ventes sont réalisés au Québec et 20% en Ontario). C'est la raison pour laquelle, outre son service de communications et design (conception de brochures, cartes professionnelles...) qu'elle souhaite faire voir pousser ces prochaines années, Horticolor s'est récemment lancée officiellement dans le packaging de plantes.

«L'étiquette est notre produit de base, mais on doit en fournir d'autres, dit Pierre Bertrand. Le packaging est un bon vendeur. Comme avec Versa au départ, on sait qu'on répond à un besoin. Ça pourrait aller jusqu'à 20% de notre chiffre d'affaires à moyen terme, car le volume de plastique commandé est beaucoup plus grand pour les emballages.»

«Les clients veulent se démarquer, ajoute Philip Thompson. Et ils peuvent y arriver avec nos emballages de plantes. Les magasins grandes surfaces ont certainement contribué à ça. Car c'est plus exigeant pour un producteur de se démarquer dans une grande surface.»




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