L'OCDE se demande si la finance ne pénalise pas la productivité

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Agence France-Presse
Paris

L'OCDE se demande si le poids croissant de la finance dans l'économie mondiale n'a pas contribué au ralentissement de la productivité et renforcé les inégalités depuis le début des années 2000, dans un rapport publié mardi.

«Le poids croissant de la finance dans l'économie mondiale pourrait avoir détourné l'investissement des activités productives et provoqué une plus forte concentration de la richesse au sommet de la distribution des revenus», s'interrogent les auteurs du rapport intitulé «L'articulation entre productivité et inclusivité», publié à l'occasion de l'ouverture de la «semaine de l'OCDE» à Paris.

Dans son rapport, l'OCDE analyse les liens entre la hausse des inégalités et la chute de la productivité, amorcée dès le début des années 2000 dans la plupart des pays membres et qui «s'étend désormais aux économies de marché émergentes».

«Les inégalités en termes de revenu, de patrimoine, de bien-être et d'opportunités se sont accrues dans la majorité des pays», constate le rapport. Conséquence: «les 40% les plus pauvres de la population sont de moins en moins nombreux à investir dans les compétences, ce qui accentue encore les inégalités et pèse sur la croissance de la productivité», a expliqué l'organisation.

L'OCDE évoque plusieurs pistes pour expliquer le ralentissement des gains de productivité. Parmi les facteurs conjoncturels, le rapport pointe «la faiblesse persistante de l'investissement dans le capital physique, sur fond d'atonie de la demande mondiale». Sur le plan structurel, il souligne «une dispersion croissante de la productivité entre les entreprises situées à la frontière technologique et celles qui accusent du retard».

«Il faut, pour prendre en compte les liens entre les enjeux de la productivité et des inégalités, une nouvelle approche cohérente et multidimensionnelle afin de veiller à ce que tous les individus, les entreprises et les régions puissent réaliser leur potentiel productif et tirer profit des gains de productivité», a affirmé Gabriela Ramos, conseillère spéciale du secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, lors de la présentation du rapport à la presse.

Selon elle, des mesures sont nécessaires «pour aider les personnes, les entreprises et les régions qui sont à la traîne».

Pour l'OCDE, la solution «passe notamment par une meilleure adéquation entre l'offre de compétences et les besoins du marché du travail et la garantie de possibilités de formation continue». Autre piste: «la promotion de l'entrepreneuriat, la diffusion de l'innovation et l'accès des petites entreprises aux compétences et aux ressources dont elles ont besoin».




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