L'OCDE souhaite plus d'investissements en infrastructures

Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria (debout).... (PHOTO KAZUHIRO NOGI, AFP)

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Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria (debout).

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Agence France-Presse
Paris

Le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, a appelé mardi les pays, tout particulièrement ceux dégageant des excédents comme l'Allemagne, à augmenter de 0,5% les dépenses en infrastructures afin de relancer une croissance mondiale «morose».

«Les perspectives de croissance restent moroses à l'échelon mondial à 3%» et demeurent «inférieures à la moyenne de 4% d'avant-crise», a constaté le secrétaire général de l'OCDE lors d'un petit déjeuner à Paris organisé par l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF).

«L'héritage de la crise est lourd pour la croissance, le chômage, les inégalités et la perte de confiance du public dans les institutions», a-t-il insisté, à une semaine de la réunion ministérielle de l'OCDE et de la publication des prévisions semestrielles de l'institution basée à Paris.

Concernant la zone euro, dont la reprise est poussive, le secrétaire général s'est demandé si la stabilité imposée par les accords de Maastricht, qui fixe à 3% le déficit budgétaire maximal, «est satisfaisante du point de vue de la croissance?».

«Non, car on voudrait voir une croissance plus robuste, plus solide», a-t-il répondu, lançant un appel général à agir «collectivement» pour redresser la croissance mondiale, avec «un demi-pour cent d'augmentation d'investissements dans certains projets à effets multiplicateurs».

«Je dirais particulièrement dans les pays qui ont un excédent», a-t-il ajouté, en réponse à une question sur s'il attendait ce genre de mesures de pays comme l'Allemagne.

«Aujourd'hui, nous sommes dans une situation où certains pays ont de l'espace pour essayer de ne pas suivre uniquement des réductions des déficits» et qui sont donc en mesure d'augmenter «les investissements, idéalement dans les infrastructures», qui suscitent «une croissance plus large que les dépenses engagées».

Selon lui, cette augmentation des dépenses publiques conduirait «paradoxalement» à une réduction du ratio dette/PIB. «La dette augmente légèrement dans un premier temps, mais au bout de 2 ou 3 ans, le PIB connaît une plus forte progression. La croissance a ainsi été enclenchée», a-t-il expliqué.

M. Gurria a toutefois souligné le besoin de réformes et a notamment salué celle du marché du travail en France «qui rend plus claires les conditions de licenciement économique».




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