L'euro reste affaibli par la BCE

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Agence France-Presse

L'euro tentait de se reprendre face au dollar lundi, mais restait lesté par le volontarisme monétaire exprimé la semaine dernière par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Vers 10H30 GMT (11H30 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,1034 dollar contre 1,1016 dollar vendredi vers 21H00 GMT.

L'euro continuait à baisser face à la monnaie japonaise, à 133,56 yens contre 133,80 yens vendredi soir. La monnaie unique est même tombée lundi vers 08H35 GMT à 133,37 yens, son niveau le plus faible en un mois.

Le dollar aussi cédait du terrain face à la devise japonaise, à 121,04 yens - après être monté lundi en début d'échanges asiatiques à 121,56 yens, son niveau le plus fort depuis fin août - contre 121,46 yens vendredi soir.

«L'euro a continué à recevoir une correction sévère par le marché des changes» après les commentaires de la BCE sur la possibilité d'une extension prochaine de son programme de rachats d'actifs, commentait Jameel Ahmad, analyste chez FXTM.

L'euro est tombé lundi en début d'échanges asiatiques à 1,0989 dollar, son niveau le plus faible en deux mois et demi, souffrant de l'intention affichée par la BCE d'accentuer son soutien à l'économie de la zone euro en n'excluant aucune option de politique monétaire.

M. Draghi avait en effet annoncé jeudi, lors d'une conférence de presse suivant l'annonce d'un maintien des taux directeurs de la BCE à leurs niveaux actuels, que la banque centrale va «réexaminer» sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion du conseil des gouverneurs en décembre.

De nouvelles mesures d'assouplissement monétaire auraient pour but de stimuler l'activité économique en zone euro, qui reste toujours terne comme continuent de le montrer les indicateurs, mais elles auraient pour effet de rendre la monnaie unique européenne moins rémunératrice et donc moins attractive pour les investisseurs.

Pour l'instant, la BCE soutient l'économie de la zone euro avec des taux d'intérêt très bas, des prêts aux banques et un vaste programme d'achats de dettes publiques et privées, au rythme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à au moins septembre 2016.

Pour Jameel Ahmad, le fait que l'euro a autant dégringolé la semaine dernière est lié au fait que «son rebond de ces derniers mois n'avait rien à voir avec une amélioration de l'opinion (des investisseurs) sur l'économie européenne».

En effet, pour l'analyste, comme pour nombre d'autres observateurs, le rebond de l'euro était essentiellement alimenté par un report des attentes d'une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) de la fin de cette année à l'année prochaine après une série d'indicateurs américains décevants et un regain d'inquiétude sur la santé économique de la Chine.

Et les inquiétudes sur la Chine ont été renforcées vendredi par l'annonce par la banque centrale chinoise (PBOC) d'une baisse pour la sixième fois en un an de ses taux directeurs et de la permission aux banques de prêter davantage, dans le but de stimuler une croissance en forte décélération.

Dans ce contexte, les cambistes seront attentifs de lundi à jeudi à un plénum du comité central du Parti communiste qui doit mettre la touche finale au plan quinquennal qui commence en 2016.

Mais si les inquiétudes sur la Chine ont eu tendance ces derniers mois à peser sur le billet vert, du fait du report des attentes d'une hausse des taux américains, les mesures ou la perspective de nouveaux assouplissements monétaires des autres grandes banques centrales mondiales «ont contribué à faire reprendre de la vigueur au dollar», observait Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi.

En effet, même si les attentes d'une hausse des taux américains continuent d'être reportées, le fait est que la Fed devrait toujours être la première grande banque centrale à retrouver le chemin de la hausse des taux d'intérêt, ce qui tend à soutenir le dollar.

Les cambistes seront ainsi particulièrement attentifs à la réunion mardi et mercredi du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), scrutant tout élément leur permettant d'affiner leurs prévisions sur les perspectives des taux et de l'activité de la première économie mondiale.

Vers 10H30 GMT, la livre britannique se stabilisait face à la monnaie unique européenne, à 71,95 pence pour un euro, et montait face au dollar, à 1,5334 dollar pour une livre.

La devise suisse baissait face à l'euro, à 1,0809 franc suisse pour un euro, comme face au dollar, à 0,9795 franc suisse pour un dollar, atteignant même vers 10H05 GMT 0,9804 franc, son niveau le plus faible en un mois.

L'once d'or valait 1.167,97 dollars, contre 1.161,25 dollars vendredi soir.

Cours de lundi   Cours de vendredi

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10H30 GMT        21H00 GMT

EUR/USD       1,1034           1,1016

EUR/JPY       133,56           133,80

EUR/CHF       1,0809           1,0782

EUR/GBP       0,7195           0,7193

USD/JPY       121,04           121,46

USD/CHF       0,9795           0,9787

GBP/USD       1,5334           1,5313




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