Grèce: «Encore beaucoup de travail à faire», selon Bruxelles

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Les partenaires européens de la Grèce lui ont donné jusqu'au 20 avril pour présenter une liste de réformes acceptables, en échange de la dernière tranche de son programme d'aide international, d'un montant total de 7,2 milliards d'euros.

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Agence France-Presse
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Les discussions entre la Grèce et la zone euro s'accélèrent, mais il reste encore «beaucoup de travail à faire» d'ici au 20 avril, date à laquelle Athènes doit soumettre une liste de réformes en vue d'obtenir l'argent dont elle a cruellement besoin, a affirmé lundi la Commission européenne.

«En ce moment, les discussions s'accélèrent, mais nous manquons de temps. Il y a donc beaucoup de travail à faire, de champs à couvrir d'ici au 20 avril, qui est plus ou moins la date préliminaire à laquelle la Grèce doit présenter une liste de réformes», a déclaré le vice-président de la Commission chargée de l'Euro, Valdis Dombrovskis, à la chaîne Bloomberg TV.

Les partenaires européens de la Grèce lui ont donné jusqu'au 20 avril pour présenter une liste de réformes acceptables, en échange de la dernière tranche de son programme d'aide international, d'un montant total de 7,2 milliards d'euros.

Le sujet sera au centre des discussions à la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro à Riga le 24 avril.

«Ce sera une bonne occasion de faire le point», a commenté M. Dombrovskis, sans clairement préciser si un versement serait décidé à l'occasion de cette réunion. «Cela dépend vraiment de l'état d'avancement des négociations techniques», a-t-il souligné, même si les autorités grecques «insistent sur leur situation financière qui est de plus en plus difficile».

Au sein de la Commission européenne, l'ancien premier ministre letton est partisan d'une ligne dure envers la Grèce. «Ce n'est pas un secret que ces négociations sont très difficiles, il y a un certain nombre de commentaires qui n'aident pas», a-t-il lancé, souhaitant «parvenir à un résultat positif» dans le cadre des négociations avec les autorités grecques.

Jeudi dernier au contraire, sur la même chaîne, le ministre des Finances Yanis Varoufakis s'était dit «très confiant» dans la possibilité d'un accord d'ici au 24 avril.

Lundi le Financial Times croyait savoir, de source proche du gouvernement grec, qu'Athènes avait décidé de ne pas payer au Fonds monétaire international (FMI) les 2,5 milliards d'euros de remboursements que la Grèce lui doit en mai et juin, s'il n'y a pas d'accord avec les créanciers.

Une source gouvernementale grecque a démenti, sur le mode ironique: «La Grèce va encore décevoir, elle ne se prépare pas à un défaut, et les négociations se poursuivent au même rythme dans le sens d'une solution mutuellement bénéfique», a-t-elle indiqué.

«Après le 25 janvier», date des élections qui ont porté Syriza au pouvoir, «le 28 février», date-butoir fixée à l'ancien gouvernement pour réaliser les réformes préconisées par les créanciers, «et le 9 avril», date du dernier versement au FMI qui avait fait l'objet de doutes sur la capacité d'Athènes à le payer, «le 24 avril sera une nouvelle date où ''la fin du monde'' n'arrivera pas», a poursuivi cette source, indiquant «attendre avec intérêt l'article du 25 avril».

«Ce qui semble déranger, c'est que le gouvernement grec soit déterminé à mettre un terme aux politiques d'austérité en mettant haut sur l'agenda européen la question du développement», a-t-elle conclu.




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