La Banque mondiale revoit à la baisse l'impact économique d'Ebola

Comme en 2014, l'épidémie devrait également amputer les... (PHOTO BAZ RATNER, ARCHIVES REUTERS)

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Comme en 2014, l'épidémie devrait également amputer les perspectives de croissance des trois pays les plus touchés.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Banque mondiale a drastiquement revu en baisse mardi l'impact économique potentiel d'Ebola en Afrique sub-saharienne en cas de propagation rapide de l'épidémie hors des trois pays actuellement touchés.

Dans ce sombre scénario, l'épidémie coûterait 6,2 milliards de dollars aux pays d'Afrique sub-saharienne cette année alors qu'une précédente estimation publiée en octobre évoquait le chiffre de 25 milliards de dollars, indique l'institution dans un rapport.

Si la progression d'Ebola restait limitée, le coût économique serait encore plus faible et se limiterait à 550 millions de dollars, précise la Banque.

«L'éventualité d'une propagation au-delà des trois pays touchés et de son coût économique est maintenant bien moins élevée que ce qu'on pouvait craindre précédemment grâce aux actions intensives des pays et de la communauté internationale», indique l'institution.

Frappés de plein fouet par Ebola, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia vont en revanche continuer à payer un lourd tribut économique cette année, met en garde la Banque mondiale, qui chiffre à 1,6 milliard de dollars le coût total de l'épidémie en 2015 pour ces trois pays.

Avec un coût estimé à 920 millions de dollars, la Sierra Leone sera de loin le pays le plus touché économiquement, suivie par la Guinée (540 millions) et le Liberia (180 millions), détaille l'institution.

Comme en 2014, l'épidémie devrait également amputer les perspectives de croissance des trois pays, notamment en Sierra Leone où une récession de 3% est désormais attendue cette année alors qu'une croissance de 8,9% était prévue avant le déclenchement de la crise.

La Guinée devrait, elle, connaître une récession moins sévère (-0,2%) tandis que l'économie du Liberia devrait croître de 3%, assure la Banque.

«Tant que nous ne parvenons pas à l'objectif de zéro cas d'Ebola, le risque d'un grave impact économique pour les trois pays reste intolérablement élevé», a commenté le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, cité dans le communiqué.

L'épidémie d'Ebola, qui a fait près de 8500 morts, semble connaître un léger fléchissement en Afrique de l'Ouest, a récemment relevé l'Organisation mondiale de la santé (OMS).




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