Zone euro: perspectives assombries de croissance

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Les prévisions de croissance des économistes sondés par la BCE sont elles aussi plus pessimistes qu'en août, avec une hausse du PIB de la zone euro anticipée de 0,8% cette année, 1,2% en 2015 et 1,5% en 2016.

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Agence France-Presse
Berlin

L'horizon conjoncturel en zone euro s'est assombri, avec des perspectives de croissance et d'inflation revues à la baisse, selon la dernière édition d'un sondage mené chaque trimestre par la Banque centrale européenne (BCE) auprès d'économistes.

La plupart des économistes interrogés pour l'édition d'août voyaient l'inflation repartir à moyen terme, mais le nouveau sondage, publié jeudi par l'institution dans son rapport mensuel, mise sur une inflation à 0,5% seulement en 2014, 1% en 2015 et 1,4% en 2016.

Pour 2014 et 2015 la BCE elle-même table sur un peu plus, à savoir respectivement 0,6% et 1,1%, selon ses prévisions macro-économiques de septembre. Celles-ci doivent être actualisées le mois prochain, et le sondage des économistes est en général un indicateur fiable des amendements auxquels procède la banque centrale «Le niveau actuel de l'inflation est considéré comme étant le résultat d'une combinaison de facteurs externes - en premier lieu le déclin du prix du pétrole, des prix à l'importation faibles et les effets décalés de la hausse de l'euro - et internes», relève le rapport.

Les prévisions de croissance des économistes sondés sont elles aussi plus pessimistes qu'en août, avec une hausse du PIB de la zone euro anticipée de 0,8% cette année, 1,2% en 2015 et 1,5% en 2016.

«Les chiffres décevants de la croissance au deuxième trimestre, la faiblesse chronique des indicateurs de confiance des entrepreneurs dans certains pays de la zone euro et des perspectives plus sombres sur certains marchés importants à l'export» sont à l'origine des révisions, analyse la BCE.

Elle a également demandé à son panel d'économistes s'ils considéraient la faiblesse actuelle de l'économie comme un phénomène ponctuel ou une tendance de fond. Les intéressés «pensent pour le moment que le recul de l'activité est un phénomène temporaire», très corrélé toutefois aux tensions géopolitiques actuelles, et qui pourrait donc se prolonger si celles-ci perdurent.




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