Dinars irakiens: l'AMF invite à la prudence

La vente de dinars n'est pas illégale. «Le... (Photo: Reuters)

Agrandir

La vente de dinars n'est pas illégale. «Le problème, c'est que les gens vont mettre leur argent dans les mains de compagnies douteuses à l'extérieur du Canada, et ne seront pas nécessairement capables de ravoir leur argent si la compagnie fait faillite ou si elle est malhonnête», conclut Stéphane Létourneau, qui fait du day trading depuis 10 ans, fondateur de Formation ProTrading

Photo: Reuters

Dans la foulée de l'article sur les dinars irakiens paru dans La Presse hier, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a publié un communiqué invitant à la prudence sur le marché des devises.

Cet avertissement concerne principalement le dinar irakien, le dông vietnamien et la livre égyptienne. «Même si le marché des devises fait l'objet d'une importante promotion sur le web et les médias sociaux, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un marché complexe, volatil et très risqué», lit-on dans le communiqué.

L'article de La Presse présente le cas d'un couple de Terrebonne qui aurait investi 75 000$ dans l'achat de dinars irakiens en juin 2011. Cet investissement devait leur rapporter une fortune lorsque l'Irak réévaluerait sa monnaie - ce qui était sur le point d'arriver, leur aurait-on fait valoir en 2011. 

Jean-Luc Boutin et sa conjointe, Yin Yuang, n'ont jamais revu leur argent et n'ont jamais obtenu de dinars. Ils poursuivent au civil un chiropraticien, Luc Roberge, qui les aurait incités à se lancer dans l'aventure.

Mises en garde aux États-Unis

La vente de dinars irakiens dans un but spéculatif a fait l'objet de mises en garde aux États-Unis et a donné lieu à des accusations. Le phénomène semblait inconnu ici. D'ailleurs, lorsque La Presse a pris contact avec l'Autorité des marchés financiers il y a un mois, en vue de la rédaction de l'article, il n'y avait rien à ce sujet.

Il semble que la situation a changé depuis. «On a été obligé de s'ajuster, a admis le porte-parole Sylvain Théberge. On reçoit des informations. On ne peut pas confirmer s'il y a un dossier d'enquête, mais oui, on est au courant du phénomène, et oui, on a des inquiétudes.»

Selon M. Théberge, quand il y a offre de rendement à l'achat d'une devise, cela devient une activité réglementée par la Loi sur les valeurs mobilières et ça requiert un prospectus.

M. Théberge invite à dénoncer auprès de l'Autorité toute offre qui semble faite par une personne non inscrite.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer