Banque d'Angleterre: pas de hausse de taux imminente

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Lors de leur réunion des 5 et 6 février, les neuf membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale britannique ont ainsi décidé de maintenir à 0,50% le principal taux d'intérêt de l'institution.

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Agence France-Presse

Le Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a de nouveau opté pour le statu quo monétaire en février et écarté toute hausse de taux imminente, malgré l'amélioration relative du marché de l'emploi, selon les minutes de cette réunion publiées mercredi.

Lors de leur réunion des 5 et 6 février, les neuf membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale britannique ont ainsi décidé de maintenir à 0,50% le principal taux d'intérêt de l'institution et à 375 milliards de livres (683 millions de dollars CAN) le montant total de son programme de rachats d'actifs épuisé en novembre 2012.

«Malgré la forte chute du chômage, le Comité a jugé qu'il restait encore de la place pour absorber les capacités de production inutilisées avant d'augmenter le taux d'intérêt directeur», a signalé le CPM dans les minutes.

Cette vision est conforme au discours tenu la semaine dernière par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, lors de la présentation du rapport trimestriel sur l'inflation. Le Canadien a en effet martelé à cette occasion que le passage sous le seuil des 7% de chômage n'enclencherait qu'une réflexion sur une éventuelle hausse du taux directeur.

Car même si le taux de chômage au Royaume-Uni est remonté à 7,2% sur la période de trois mois achevé en décembre (contre 7,1% à fin novembre), cet indicateur s'est rapproché de la barre des 7% bien plus rapidement que la Banque d'Angleterre ne l'avait initialement envisagé.

Alors qu'elle tablait en novembre sur un taux de 7% au troisième trimestre 2015, l'institution prévoit maintenant que ce taux atteindra ce niveau cible au printemps 2014.

Cela a forcé la banque centrale britannique à faire dépendre la trajectoire de son taux directeur d'un éventail plus large d'indicateurs macroéconomiques, comme l'a expliqué son gouverneur la semaine dernière.

Toutefois, pour Anita Paluch, analyste chez Varengold, le rebond du taux de chômage en décembre «pourrait ouvrir beaucoup de questions sur la rapidité et la qualité de la reprise» au Royaume-Uni, étayant ainsi l'approche prudente de la Banque d'Angleterre.




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