L'Américain Jim Yong Kim a été nommé lundi président de la Banque mondiale, a annoncé l'institution dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration.

«Les administrateurs ont choisi Jim Yong Kim comme président pour un mandat de cinq ans commençant le 1er juillet», a indiqué la Banque.

M. Kim, médecin de 52 ans né en Corée du Sud, a été préféré par les États membres à sa rivale, la ministre des Finances nigériane Ngozi Okonjo-Iweala. Il deviendra le douzième ressortissant américain à présider cette organisation multilatérale d'aide au développement, succédant à Robert Zoellick.

Le candidat des États-Unis partait largement favori vu les soutiens qu'il avait glanés ces dernières semaines, et qui lui assuraient une avance confortable.

La nomination de M. Kim perpétue ainsi la tradition qui permet aux États-Unis et à l'Europe de se partager la présidence de la Banque mondiale et le poste de directeur général de l'institution soeur, le Fonds monétaire international.

C'était cependant la première fois qu'il y avait plusieurs candidats à ce poste.

«Les candidats finaux ont reçu un soutien de différents pays membres, ce qui est une indication du calibre de ces candidats», a souligné l'institution.

«Nous, administrateurs, souhaitons affirmer notre profonde estime pour tous les candidats, Jim Yong Kim, José Antonio Ocampo et Ngozi Okonjo-Iweala. Leur candidature a enrichi la discussion sur le rôle du président et la direction future de la Banque mondiale», souligne le communiqué de la Banque mondiale.

M. Ocampo, économiste colombien, s'était retiré de la course vendredi, faute de soutiens suffisants.

Quant à M. Kim, il était lundi à Lima, ville où il a passé une partie de sa carrière dans les années 1990 à lutter contre la tuberculose.